Meurtre de Victorine : un hommage 5 ans après

Le samedi 26 septembre 2020, la disparition de Victorine Dartois, 18 ans, bouleverse Villefontaine et tout le département de l’Isère. Étudiante en BTS communication, la jeune femme ne rentre pas chez elle après une sortie entre amis. Ayant raté sa correspondance de bus, elle avait décidé de rentrer à pied chez elle. Ses proches, inquiets, donnent l’alerte. Deux jours plus tard, son corps est retrouvé dans un ruisseau, à quelques centaines de mètres de son domicile. L’autopsie révélera qu’elle a été étranglée puis noyée.

Parti en chasse d’une proie « pour la violer »

L’enquête va mettre en cause, Ludovic Bertin, chauffeur-livreur et père de famille âgé de 25 ans à l’époque, connu de la justice pour des vols, recels, délits routiers et port d’arme prohibé. Au total, son casier judiciaire porte mention de dix condamnations entre 2013 et 2019. Il habite alors à Villefontaine, à 800 mètres du domicile de Victorine. Mais, l’enquête démontrera, qu’ils ne se connaissaient pas.

Le meurtrier dénoncé par son meilleur ami

À cette époque, Ludovic Bertin consommait de la drogue et, le soir du meurtre, il était sous cocaïne. Après avoir tué Victorine, il s’était confié à son meilleur ami, expliquant qu’il était parti en chasse d’une proie « pour la violer ». Qu’il n’aurait pas réussi et qu’il l’aurait étranglée. Il était d’ailleurs parti à pied, volontairement sans son téléphone, pour ne pas se faire géolocaliser. En entendant cette confession, ce témoin avait alors décidé de prévenir les gendarmes, par crainte aussi que son ami ne se suicide. Il est interpellé trois semaines après les faits. 

Un procès sous haute tension

Quatre ans plus tard, en novembre 2024, le procès de Ludovic Bertin s’ouvre devant la cour d’assises de l’Isère, à Grenoble. L’accusé doit répondre du meurtre de Victorine précédé d’une tentative de viol, mais aussi d’un autre viol commis en 2018 sur une jeune femme, nommée également Victorine. Durant les audiences, il reconnaît les faits criminels mais il nie toutefois toute intention sexuelle alors que les enquêteurs présentent des indices laissant penser à une tentative de viol.

Réclusion à perpétuité

Le 6 décembre 2024, le verdict tombe : réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 20 ans. Une peine confirmée en juin 2025, lorsque le condamné renonce à faire appel. Quatre ans après la disparition brutale de Victorine, ce verdict a marqué la fin d’une longue attente judiciaire pour sa famille et l’épilogue d’un drame qui a profondément marquée les habitants de Villefontaine.

👉 La famille de Victorine organise un moment de recueillement ce samedi 27 septembre à 14h, au stade de la Prairie de Villefontaine.

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