Un homme de 53 ans a été tué de deux coups de couteau dans la nuit du 25 au 26 octobre à Échirolles. La suspecte, déjà poursuivie pour une autre agression à l’arme blanche, a été mise en examen et placée en détention provisoire.

Le procureur de la République de Grenoble a apporté ce mercredi de nouvelles précisions sur le meurtre survenu dans la nuit de dimanche à lundi, au 16 rue de l’Écureuil, à Échirolles.

La victime, un homme de 53 ans, a été retrouvée morte dans la salle de bain de son appartement. Selon les conclusions de l’enquête, elle a reçu deux coups de couteau au cou, l’un à droite, l’autre à gauche. L’un des coups a sectionné une artère, provoquant rapidement son décès.

Les investigations ont permis d’établir que les coups auraient été portés sur un palier de l’immeuble, et non à l’intérieur du logement.

Une proposition sexuelle refusée ?

Une femme de 29 ans a été interpellée peu après minuit, au pied de l’immeuble. Très alcoolisée, elle détenait un couteau susceptible d’avoir servi au meurtre.

Lors de son audition, elle a expliqué avoir rencontré la victime quelques semaines auparavant. Quatre jours avant le drame, une dispute aurait éclaté entre eux, accompagnée de violences réciproques.

Selon sa version, elle aurait repris contact avec cet homme, qui lui aurait alors proposé une relation sexuelle. Face à son refus, celui-ci se serait montré insistant. C’est dans ce contexte qu’elle affirme lui avoir porté deux coups de couteau.

Tour Ecureuil à echirolles
L’immeuble où s’est déroulé le meurtre à Echirolles.

Déjà poursuivie pour une agression au cutter

Le passé judiciaire de la suspecte retient particulièrement l’attention. En juin dernier, elle avait été placée en garde à vue à Chambéry pour avoir porté des coups de cutter au visage d’un homme qui, selon ses déclarations, lui aurait également proposé des relations sexuelles non consenties.

Placée sous contrôle judiciaire, elle devait être jugée à Chambéry fin novembre 2026. Elle a par ailleurs déjà été condamnée pour des violences. Selon le parquet, cette femme est actuellement sans domicile fixe et présente une polytoxicomanie.

La réclusion criminelle à perpétuité encourue

Son état d’alcoolisation a compliqué les premières heures de garde à vue, qui a dû être suspendue lundi pour permettre son hospitalisation, avant de reprendre dans la nuit de lundi à mardi.

Présentée à la justice ce mercredi, elle a été mise en examen pour homicide volontaire commis par une personne en état d’ivresse manifeste, une qualification pour laquelle la réclusion criminelle à perpétuité est encourue.