Douze ans après son grave accident de ski à Méribel, de nouvelles déclarations de proches de Michael Schumacher ont rappelé que le septuple champion du monde de Formule 1 vit toujours, dans un état très dépendant, entouré par sa famille et une équipe médicale spécialisée. En décembre 2013 et janvier 2014, alors que la planète sport retenait son souffle, TéléGrenoble suivait au quotidien l’évolution de la situation, au plus près du CHU de Grenoble, où le pilote allemand était hospitalisé dans le coma après son traumatisme crânien. Archives.
Décembre 2013 : le choc et le silence médical
Le 29 décembre 2013, Michael Schumacher chute lourdement en ski hors-piste à Méribel. Rapidement transféré au CHU de Grenoble, l’ancien champion de Ferrari est plongé dans le coma.
Dans un communiqué, l’hôpital indique alors que son état est « stable » , tout en rappelant qu’aucune conférence de presse n’est prévue et que le secret médical doit être respecté.
Mais autour du CHU, l’effervescence est mondiale. Près de 150 journalistes venus de tous les continents installent caméras et cars régie devant l’hôpital. Une situation qui suscite aussi des interrogations chez certains visiteurs :
« Ce qui m’impressionne, c’est une mobilisation médiatique aussi importante pour un seul homme », confie alors un membre du personnel hospitalier, inquiet de voir les abords du CHU saturés au détriment des familles venues se faire soigner.

Devant l’hôpital, des supporters venus de toute l’Europe
Parmi les anonymes massés devant l’établissement, les fans de Formule 1 se relaient. Allemands, Italiens, tifosi de Ferrari ou simples passionnés, tous viennent déposer messages et bougies pour soutenir celui qu’ils considèrent comme une légende.
« Ce que nous retenons, ce sont tous les championnats du monde qu’il a gagnés pour Ferrari », explique un supporter italien face caméra.
Un autre rappelle le talent unique du pilote : son «feeling » avec la voiture, sa capacité à repousser les limites du pilotage et à inspirer toute une génération.
Certains font des centaines de kilomètres pour lui souhaiter un anniversaire symbolique : ses 45 ans. D’autres espèrent déjà sa « 92e victoire », celle qui, disent-ils, « le maintiendra en vie ».

TéléGrenoble au plus près du terrain
Pendant ces jours d’attente, TéléGrenoble est sur place, chaque jour, pour informer les téléspectateurs de l’évolution de la situation.
Reportages devant le CHU, témoignages de proches, suivi des communiqués médicaux, mais aussi éclairage judiciaire : les équipes couvrent également la conférence de presse du procureur d’Albertville, chargé de l’enquête sur l’accident.
Celui-ci précise alors que Schumacher skiait « à allure normale pour un bon skieur » lorsqu’il a heurté un rocher après être sorti de la piste.
Ni la vitesse, ni le balisage ne sont mis en cause. La station de Méribel n’est pas jugée fautive :
«Les constatations n’ont pas révélé de manquement concernant les obligations de sécurisation », affirme le procureur.

Ce que l’on sait aujourd’hui
Depuis, la famille Schumacher protège strictement sa vie privée.
Ces derniers jours, son ancien patron Jean Todt et des proches ont rappelé que le pilote est toujours en vie, mais très dépendant, soigné à domicile, sans possibilité d’expression publique. Aucune image récente n’a été diffusée, et les rumeurs continuent d’être fermement démenties par son entourage. Un silence voulu, à l’image de celui qui entourait déjà le CHU de Grenoble à l’hiver 2013.