Face au choc provoqué par les attentats de novembre 2015, comme beaucoup de Français, les Grenoblois sont descendus dans la rue dans les heures qui ont suivi pour s’unir face à la barbarie. Certains avaient accepté de témoigner.
Les plus anciens ont longtemps dit se souvenir de ce qu’ils faisaient lorsqu’ils ont appris l’assassinat du président John Kennedy en novembre 1963. Aujourd’hui beaucoup d’entre nous ont toujours en tête le moment où est apparu pour la première fois, à la télévision, à la radio, de la bouche d’amis ou de passants, l’annonce des attentats de 13 novembre 2015 qui ont fait 132 morts et plus de 350 blessés au Stade de France, sur les terrasses parisiennes et au Bataclan .
Dès le lendemain et les jours suivants, partout en France, des rassemblements, des hommages spontanés ou plus organisés ont eux lieux, pour s’unir, penser et panser ses plaies, pleurer ensemble parfois, et montrer que la peur du terrorisme ne gagnerait pas. Le samedi 14 novembre à 16 heures plusieurs milliers de Grenoblois se sont ainsi retrouvés sur l’anneau de vitesse dans le parc Paul Mistral. Des jeunes, des vieux, des familles, des amoureux, des copains, des gens de toute confession, de toute religion, celle de l’Humanité.
Une minute de silence a également été observée, comme quelques heures plus tard au Palais des Sports qui accueillait à ce moment là les Rencontres Ciné Montagne, puis le lundi suivant dans les entreprises, sur les lieux de travail, dans les collectivités comme devant la mairie de Grenoble, ou encore place de Verdun devant la Préfecture de l’Isère.
⤵️ Images et interviews extraites du JT de TéléGrenoble du 16/11/2015