Encore méconnu du grand public il y a quelques années, le Roundnet – souvent appelé Spikeball – séduit aujourd’hui de plus en plus de pratiquants en France, et particulièrement en Isère. À Grenoble, la discipline s’organise, se structure et commence même à briller sur la scène internationale.
Un petit filet circulaire posé sur le sol, quatre joueurs, une balle et zéro terrain fixe. Le roundnet, c’est simple à expliquer, difficile à maîtriser — et impossible à regarder sans sourire. Venu tout droit des États-Unis, ce sport inspiré du volleyball repose sur un principe limpide : faire rebondir la balle sur le filet de façon à ce que l’équipe adverse ne puisse pas la renvoyer. Chaque équipe dispose de trois touches maximum pour y parvenir, et une fois le service lancé, les joueurs peuvent se déplacer à 360° autour du filet. Résultat : des échanges rapides, acrobatiques, imprévisibles. Le roundnet, c’est du sport condensé.
Accessible, peu coûteux, jouable sur n’importe quelle surface — herbe, sable, parquet — le roundnet a explosé Outre-Atlantique avant de déferler sur l’Europe. En France, la fédération française de roundnet a été créée en 2021 pour structurer et développer la discipline.
Simple, intense et en plein essor en France
S’il est encore en phase de structuration, le roundnet connaît une croissance rapide dans l’hexagone : création de clubs, organisation de tournois régionaux et nationaux, et montée en puissance des équipes de France. Les équipes tricolores progressent fortement sur la scène internationale. Lors des derniers championnats du monde, les Français ont réalisé de très bons résultats, confirmant leur place parmi les meilleures nations européennes, juste derrière l’Allemagne et l’Italie. À l’échelle mondiale, les États-Unis et le Canada dominent encore largement la discipline.

Grenoble, un club moteur — et les filles en force !
À Grenoble, le club Alpes Roundnet incarne cette ambition collective. La section féminine y est particulièrement développée, avec un vivier de joueuses de haut niveau remarquable. Deux d’entre elles ont décroché leur place en équipe de France — une consécration qui témoigne à la fois du travail accompli localement et de la qualité de la structure grenobloise.

Un Grenoblois champion de France et référence nationale
Côté individuel, une figure iséroise s’est imposée comme référence nationale : Louis Mareschal. Champion de France 2024, désormais licencié à Toulouse, il a également été désigné meilleur joueur français de la saison. Une trajectoire fulgurante qui illustre le terreau fertile que représente Grenoble pour le roundnet français.

L’équipe de France se prépare à Grenoble pour les Mondiaux
Il y a quelques jours, le campus de l’Université Grenoble Alpes (UGA) accueillait un stage de préparation de l’équipe de France. Un événement rare, qui a réuni 16 femmes et 16 hommes en vue des prochains championnats du monde de Roundnet prévus du 3 au 6 septembre à Paris. Cette rencontre de haut niveau illustre l’importance croissante de la discipline sur le territoire et le rôle central que peut jouer Grenoble dans son développement.
Les équipes de France arrivent avec de solides ambitions. La sélection féminine notamment est particulièrement prometteuse cette saison et pourrait viser le podium mondial. Face aux nations dominantes que sont les États-Unis et le Canada, la France entend confirmer sa progression et continuer à s’imposer comme une nation incontournable en Europe.
