Le Musée des Troupes de Montagne à Grenoble, un musée perché qui fait marcher l’Histoire

Surplombant la vallée grenobloise depuis le Fort de la Bastille, le Musée des Troupes de Montagne raconte, avec force et sobriété, l’épopée des soldats alpins. Une plongée saisissante dans un pan méconnu mais fascinant de l’histoire militaire française.

Il faut d’abord grimper – en téléphérique ou à pied – pour atteindre l’ancien fort militaire dominant Grenoble. Là, entre panorama vertigineux et silence minéral, se niche un musée qui mérite bien le détour. Celui des Troupes de Montagne, installé depuis 1988 dans les murs mêmes de la Bastille, ne ressemble à aucun autre.

Dès l’entrée, le ton est donné. Uniformes, matériels d’époque, récits de combats dans la neige, scènes reconstituées grandeur nature… tout ici concourt à une immersion totale dans le quotidien de ces soldats d’élite, surnommés les Diables bleus. Un surnom gagné à la sueur et au sang sur les champs de bataille, du col de l’Échelle aux confins des Balkans.

Un musée vivant, ancré dans les hauteurs

Loin des vitrines poussiéreuses, le parcours muséographique joue la carte de la modernité : audioguides en plusieurs langues, documents d’archives animés, et même effets sonores qui font revivre l’ambiance des tranchées de 14-18 ou des bivouacs sous la neige. Chaque salle semble raconter un combat, un hiver rude, une ascension autant humaine que physique.

« C’est un musée qui raconte l’effort, l’engagement, le territoire. Il est enraciné dans nos montagnes, au propre comme au figuré », souligne un visiteur, casque d’audioguide sur les oreilles.

Une visite accessible… et vertigineuse

L’accès, justement, fait partie du charme. Il faut emprunter les célèbres bulles du téléphérique de Grenoble pour rejoindre la Bastille – une ascension courte mais spectaculaire. Là-haut, à plus de 400 mètres d’altitude, s’ouvre un panorama à couper le souffle sur la ville et les massifs du Vercors, de Belledonne et de la Chartreuse.

La visite du musée peut se combiner avec une balade jusqu’au Mémorial des Troupes de Montagne, situé un peu plus haut sur le mont Jalla. L’occasion d’une halte méditative, face aux sommets.

Actuellement, une exposition temporaire met à l’honneur la 27e division alpine, figure méconnue de la Libération. Une raison de plus de prendre de la hauteur.

Le Musée des Troupes de Montagne n’est pas un musée comme les autres. Il est une ascension. Celle de l’histoire, du courage, et du devoir de mémoire.

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