Conducteur sur la ligne C5 du réseau M TAG depuis 2014, Julien Girard représentera Grenoble au Bus d’Or à Paris. Il s’est entraîné sur le parking d’Alpexpo pour préparer cette compétition nationale qui récompense les meilleurs conducteurs de bus de France tous les deux ans.
Le Bus d’Or, créé en 1988 par l’Union des transports publics et ferroviaires (UTPF), mobilise l’ensemble du réseau MTAG. Sur les 900 conducteurs et conductrices, 160 ont répondu à un QCM de 22 questions, avec moins de 3 fautes exigées pour passer. S’y ajoutaient deux autres critères : au moins deux ans d’ancienneté et moins de 3 accidents responsables sur 24 mois. Résultat : 35 présélectionnés, dont Julien Girard.
Lors des épreuves locales de fin mai, le podium s’est joué à la seconde près. « Entre le premier et le deuxième, il y avait une seconde. Entre le deuxième et le troisième, il y avait deux secondes », précise Saïd Habibi, responsable d’exploitation du site de Sassenage et pilote du projet Bus d’Or MTAG. C’est Julien qui a décroché le meilleur temps avec le moins de pénalités.

Des pénalités qui ne pardonnent pas
Sur le parcours technique installé à Alpexpo, chaque erreur se paie cash : toucher un pneu coûte 10 secondes, renverser une quille 15 secondes, accrocher un portique 20 secondes. Trouver l’équilibre entre vitesse et précision est l’enjeu central. « La différence, c’est que là, on nous demande quand même d’aller un petit peu au-delà, donc il faut dynamiser la conduite », explique Julien Girard.

À Paris, le parcours sera inédit, et donc inconnu. « On va essayer de le mémoriser et puis d’improviser. Il y a une part d’impro, il y a une part technique », dit-il. La finale intégrera également d’autres critères : accueil client, éco-conduite et confort de conduite sur une ligne RATP en conditions réelles.
Un conducteur passionné, porté par ses collègues
Avec plus d’un million de kilomètres au compteur et aucun accident, Julien Girard fait figure de référence. Son responsable de ligne, Stéphane Perrier, le décrit sans détour : « Il est techniquement très à l’aise au volant et très rigoureux. Non seulement il conduit très bien, mais il est très attentionné avec la clientèle. » Pour Julien, le métier tient en quelques mots : « Le calme, la concentration et d’un point de vue beaucoup plus général, être attaché aux gens, aux services publics et à tout notre environnement. »
L’élan de soutien reçu avant le départ pour Paris l’a visiblement touché. « Les encouragements de la clientèle, les gens qui sont derrière nous, tous les messages de soutien… c’est peut-être déjà ma plus belle récompense », confie-t-il. Avant d’ajouter, avec ambition : « Objectif, faire une belle prestation et ramener la coupe à la maison. »

👉 Rendez-vous les 9 et 11 juin à Paris pour savoir si Julien sera le meilleur conducteur de bus de France.