Le maire de Villeneuve-de-Marc s’exprime pour la 1ère fois depuis sa violente agression

Près d’un mois après avoir été gravement agressé par l’un de ses administrés, Gilles Dussault, le maire de Villeneuve-de-Marc, une petite commune iséroise d’un millier d’habitants située entre Saint-Jean-de-Bournay et La-Côte-Saint-André, s’est exprimé publiquement devant la presse ce jeudi 4 septembre dans sa mairie. L’édile, marqué physiquement et psychologiquement, revient sur la violence des faits et appelle à une condamnation exemplaire de son agresseur.

Une double tentative de meurtre selon l’édile

Le 6 août dernier, Gilles Dussault et son fils ont été victimes d’une agression d’une extrême violence devant leur domicile. L’élu raconte avoir été frappé au thorax avant que son agresseur ne revienne au volant de sa voiture pour foncer sur eux.

« Nous avons été victimes d’une double tentative de meurtre », a déclaré le maire, encore marqué par l’événement.
Transporté en urgence à l’hôpital Édouard Herriot de Lyon, il avait été grièvement blessé au thorax. Son fils, lui, avait échappé de peu à un drame lorsque la voiture avait frôlé le mur contre lequel il l’avait plaqué pour le protéger.

Un suspect mis en examen et placé en détention provisoire

L’auteur présumé, un homme de 60 ans, avait été interpellé deux jours plus tard à Charantonnay, après 40 heures de recherches. Il a été mis en examen pour « tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique » et « tentative de meurtre précédée d’un autre crime ». Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité et reste en détention provisoire dans l’attente de son procès. Lors d’une conférence de presse, le procureur de la République de Grenoble Etienne Manteau était revenu sur le profil du suspect.

« Rien ne peut justifier une telle violence »

Lors de sa prise de parole, Gilles Dussault a tenu à remercier sa famille, ses collègues élus et l’Association des maires de l’Isère pour leur soutien. Plus de 200 messages lui sont parvenus de toute la France.
L’élu réfute catégoriquement les justifications avancées par son agresseur, qui évoquait un litige avec la mairie :         « Rien ne peut justifier de tenter de tuer le maire de sa commune et son fils », a-t-il insisté.

Retour aux fonctions mais séquelles psychologiques

Malgré ses blessures, le maire a repris ses fonctions le 25 août, moins de trois semaines après les faits. Mais il reconnaît que les séquelles psychologiques restent lourdes.
Élu local depuis 2014 et maire depuis deux mandats, Gilles Dussault confirme qu’il ne se représentera pas aux prochaines municipales : « J’envisageais déjà de passer le relais. Les terribles faits dont j’ai été victime n’ont fait que confirmer mon désir de transition. »

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