Le dossier judiciaire visant le défenseur grenoblois Pierre Crinon s’alourdit. Déjà impliqué dans une affaire de violences lors d’un match de championnat fin 2025, le joueur fait désormais l’objet de poursuites pénales après de nouveaux incidents survenus aux Jeux olympiques. Il a également été lourdement sanctionné sur le plan sportif.
Les faits initiaux remontent au 30 novembre 2025, lors d’une rencontre de hockey opposant les Brûleurs de Loups de Grenoble à l’équipe d’Angers. Au cours du match, le défenseur grenoblois Pierre Crinon a porté un coup au visage du gardien angevin Matthew O’Connor. La victime avait alors souffert d’un traumatisme facial entraînant trois jours d’incapacité totale de travail. À l’époque, le parquet de Grenoble avait décidé de classer l’affaire sans suite, estimant que la sanction disciplinaire prononcée par les instances sportives — une suspension de sept matches — constituait une réponse suffisante. Une plainte avait néanmoins été déposée par le gardien d’Angers, mettant déjà en lumière le comportement violent du joueur grenoblois.
De nouveaux incidents lors des Jeux Olympiques
La situation a changé après de nouveaux faits survenus dimanche lors des Jeux Olympiques. Pierre Crinon a été expulsé après une bagarre avec un joueur canadien. Cet épisode a conduit la Fédération Française de Hockey sur Glace à prononcer une nouvelle sanction disciplinaire. Le joueur des Brûleurs de Loups a été suspendu jusqu’à la fin des Jeux olympiques. Il n’a pas pas participé au match décisif contre l’Allemagne mardi après-midi, à l’issue duquel la France a été éliminée de la compétition après sa défaite 5 buts à 1 contre la Mannschaft.
Le parquet décide d’engager des poursuites pénales
Pour le procureur de la République, la répétition de faits de violences démontre que le joueur n’a pas su tirer les enseignements du premier classement sans suite. En conséquence, le parquet a décidé d’engager des poursuites devant le tribunal correctionnel pour les faits commis lors du match de novembre 2025. Pierre Crinon devra répondre du délit de violences volontaires ayant entraîné une ITT inférieure à huit jours, commises dans une enceinte accueillant une manifestation sportive, avec usage d’une arme. Il lui est reproché d’avoir frappé la victime au visage à l’aide d’un gant renforcé.
Une audience fixée en mai 2026
L’affaire sera examinée par le Tribunal correctionnel de Grenoble. L’audience est fixée au mercredi 27 mai 2026 à 13 h 30. Cette comparution marquera un tournant judiciaire pour le défenseur grenoblois, dont le comportement sur la glace est désormais scruté à la fois par les instances sportives et par la justice.