La répression des très grands excès de vitesse se durcit en France. Depuis le 29 décembre 2025, rouler à plus de 50 km/h au-dessus de la vitesse autorisée est passible de la prison. Un jeune isérois de 21 ans pourrait être le premier à en faire les frais.
Jusqu’à présent, ce type d’infraction relevait d’une contravention de cinquième classe, assortie d’une amende et de sanctions administratives. Le nouveau décret en application dès cette année 2026 met fin à ce régime : dès la première infraction, le conducteur encourt désormais des poursuites pénales.
Concrètement, les sanctions prévues sont renforcées : jusqu’à trois mois de prison, 3 750 euros d’amende et une inscription au casier judiciaire. Le juge peut également prononcer des peines complémentaires, comme la suspension du permis jusqu’à trois ans, la confiscation du véhicule, l’interdiction de repasser le permis ou encore l’obligation de suivre un stage de sensibilisation à la sécurité routière.
Ce durcissement s’inscrit dans le cadre de la loi du 9 juillet 2025 sur la violence routière, qui vise à mieux sanctionner les comportements les plus dangereux. Selon le gouvernement, les anciennes sanctions n’étaient plus adaptées face à la hausse des infractions : plus de 63 000 grands excès de vitesse ont été constatés en 2024 au niveau national.
Le premier isérois à tomber sous le coup de ce nouveau cadre pénal est un jeune homme de 21 ans qui a été flashé à 144 km/h sur la RD 517, une route limitée à 80 km/h entre Dizimieu et Crémieu le mercredi 31 décembre. La Clio a aussitôt été interceptée par les gendarmes du peloton motorisé de La Verpillière à l’origine du contrôle.
Le jeune conducteur qui était titulaire d’un permis probatoire a expliqué aux gendarmes qu’il était pressé car il avait rendez-vous chez le coiffeur... Pas sûr que cette justification soit de nature à lui éviter la prison lors de son passage devant la justice.
⤵️ La sécurité routière au cœur de l’émission « Tout Droit ! » avec le Commandant de l’Escadron de Contrôle des flux de l’Isère