Le Département de l’Isère adopte un budget 2026 de 1,7 milliard d’euros

Réuni les 4 et 5 décembre, le conseil départemental de l’Isère a adopté son budget 2026, stable par rapport à l’an dernier, à hauteur de 1,7 milliard d’euros. Un budget élaboré dans un contexte jugé tendu par l’exécutif. « Cette année encore, construire un budget est un exercice d’équilibriste, avec l’augmentation plus rapide de nos dépenses que de nos recettes », souligne le président Jean-Pierre Barbier. Le Département s’attend à une hausse de 13 millions d’euros des droits de mutation, mais il fait face à l’absence d’arbitrages budgétaires définitifs de l’État. Par prudence, 28 millions d’euros de réserves seront provisionnés en 2026.

Près de 60 % des dépenses consacrées aux solidarités

Les solidarités restent de loin le premier poste de fonctionnement, avec 775 millions d’euros (+ 4,5 %), soit près de 60 % du budget. Ils concernent notamment les personnes âgées, les personnes en situation de handicap, la protection de l’enfance et les allocataires du RSA. « Nous sommes à un moment de bascule. Soit nous acceptons de réduire certaines dépenses de fonctionnement, soit notre modèle social va s’effondrer », avertit le président du Département. Malgré cette pression, plusieurs dispositifs sont reconduits, comme le tarif unique de 2 euros dans les cantines des collèges, pour un coût estimé à 9 millions d’euros.

Les routes deviennent le premier poste d’investissement

Le budget d’investissement s’établit à 375 millions d’euros pour 2026, en léger recul. Les priorités se resserrent, avec une place centrale accordée aux routes. Avec 94 millions d’euros, ce poste devient le premier investissement du Département. Il intègre notamment la reconstruction du pont de Brignoud, la sécurisation de la RD 1075 ou encore les travaux liés aux risques naturels. Côté sécurité civile, 70 millions d’euros financeront le Sdis 38, les associations de sécurité civile et la vidéoprotection.

Une dette maîtrisée malgré un recours accru à l’emprunt

Le Département prévoit d’emprunter davantage en 2026, mais assure maintenir une situation maîtrisée. Le vice-président aux finances, Julien Polat, rappelle une capacité de désendettement de 2,8 ans, « contre 11 ans en moyenne nationale ». En dépit d’un contexte incertain, l’exécutif affirme vouloir tenir ses engagements tout en s’adaptant aux contraintes à venir.

 

⤵️ Retrouvez les images du vote et l’interview du président du Département, Jean-Pierre Barbier

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