A Grenoble, derrière l’A480, le démantèlement du campement de la rue Antoine-Polotti a débuté jeudi 19 février, après l’évacuation du campement dont les occupants avaient été informés la veille. Ce vendredi matin, les services municipaux poursuivaient la sécurisation du site pour éviter toute réinstallation.


Jeudi à 10h, les forces de l’ordre sont intervenues pour procéder à l’évacuation du campement installé sur ce terrain privé des 6-8 rue Antoine-Polotti, à Grenoble. Les occupants avaient été informés en amont de l’opération et s’étaient, pour la plupart, organisés pour quitter les lieux. À leur arrivée, les services de l’État ont constaté que le site était vide. Selon le dernier recensement, 46 personnes regroupées en 11 ménages vivaient sur place. En amont, une proposition d’hébergement d’urgence avait été formulée à chacun d’eux, dans le cadre d’un travail coordonné entre la Préfecture de l’Isère, le CCAS de Grenoble, Grenoble-Alpes Métropole, la DDETS et le Conseil départemental.
L’évacuation faisait suite à un arrêté municipal pris le 16 février, invoquant des risques graves pour la sécurité et la salubrité publiques, notamment des installations électriques dangereuses et des risques d’intoxication au monoxyde de carbone.


Nettoyage et sécurisation engagés
Dans la foulée de l’évacuation, la Ville a engagé les opérations de démantèlement. Les baraquements doivent être retirés et la parcelle rendue impraticable afin d’éviter toute nouvelle occupation. Le terrain, occupé illégalement depuis plusieurs années et déjà évacué à deux reprises, appartient à des propriétaires privés avec lesquels les discussions se sont révélées complexes, notamment en raison d’une indivision. Ce vendredi matin, les services municipaux étaient toujours à pied d’œuvre. Une grille a notamment été installée pour fermer un petit passage derrière la haie, rue Esclangon. Dans la nuit de jeudi à vendredi, des individus se sont en effet introduits sur le site pour récupérer des effets personnels, malgré le début des opérations de sécurisation.
La Ville indique poursuivre les travaux de nettoyage et de mise en sécurité dans les prochains jours et étudie les suites juridiques possibles à l’encontre des propriétaires, au regard de leurs obligations d’entretien et de sécurisation du terrain.
