« La 7G ne répond plus » : une comédie ardéchoise au goût d’Astérix et de mauvaises ondes

Maître de conférences en littérature à l’université Grenoble-Alpes, spécialiste d’Astérix, Nicolas Rouvière signe le scénario de la BD « La 7G ne répond plus », une farce ardéchoise où un village se rebelle contre une antenne géante de téléphonie mobile.

Un village ardéchois en résistance… façon village gaulois

Avec cette bande dessinée, le lecteur voyage en Ardèche, territoire choisi pour son identité forte :
« On dit souvent que l’Ardèche ressemble un peu à la Corse, il y a une identité locale très très forte », explique Nicolas Rouvière. Il imagine donc un petit mouvement de résistance villageois contre une immense antenne 7G qui menace la châtaigneraie au-dessus du village. Difficile de ne pas penser à Astérix.

Une bande de vacanciers « babacools, voire hyper cools » prend fait et cause pour les habitants et crée le FLASC – Front de Libération de l’Ardèche Sud-Continentale – un mouvement indépendantiste parodique destiné à faire parler de lui dans les médias. L’histoire rejoint l’actualité : conflits d’usage, luttes locales contre des antennes, électrosensibilité… « La fiction rejoint la réalité », constate l’auteur.

Humour, 7G et vaches folles : la satire assumée

Rouvière a choisi l’humour et la caricature : « Ce n’est pas la 5G, c’est la 7G. Les ondes rendent les vaches folles, on peut assécher une rivière entière en mettant quelques rochers… » La BD multiplie les gros traits, les clins d’œil et les références culturelles, tout en se moquant de l’ethnocentrisme à travers un savant fou persuadé que l’Ardèche est le centre du monde : « Comme par hasard, ce centre, c’est le village de sa mémé », raconte l’auteur.

Une collaboration avec Jacques Lerouge et d’autres projets BD

Pour dessiner cette histoire, Nicolas Rouvière s’est associé à Jacques Lerouge, dessinateur passé par Psychopathe et Fluide Glacial et fondateur du festival de BD de Burzet. En fin d’album, un making-of montre storyboard, croquis et études de personnages, dans une logique pédagogique chère au chercheur. Et la suite ? « J’aimerais beaucoup donner une suite à cette histoire, ça dépendra de l’accueil de l’album », confie-t-il. En parallèle, il prépare une monographie sur Franquin, l’auteur de Gaston Lagaffe et des Idées noires.

👉 Nicolas Rouvière sera en dédicace les 22 et 23 novembre au festival interculturel Kitoko BD à la Maison des associations rue Berthe de Boissieux à Grenoble.

 

⤵️ Retrouvez l’intégralité de l’interview de Nicolas Rouvière dans l’émission « Le + » 

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