Le verdict est tombé vendredi soir au palais de justice de Grenoble. La Cour d’assises de l’Isère a condamné Mélissa Bouasker à 25 années de réclusion criminelle assorties d’un suivi sociojudiciaire de dix ans pour le meurtre de son ex, Julien, 35 ans, et la tentative de meurtre sur un précédent compagnon, Grégory.
Un crime d’une extrême violence
À la barre, le médecin légiste a détaillé les 41 plaies relevées sur le corps de Julien, retrouvé sans vie en octobre 2022 dans son appartement de Corenc. Ce soir-là, Mélissa Bouasker avait passé la nuit devant la porte de son ex-compagnon avant qu’il ne finisse par lui ouvrir. L’altercation s’était conclue par une attaque d’une violence rare. « Elle l’a laissé agoniser dans une mare de sang », a souligné l’avocat général. Le corps de la victime avait été retrouvé plusieurs jours après sa mort.
Une femme transgenre mal dans son corps
Le dossier comportait également un précédent épisode de violences. En janvier 2021, à Fontaine, l’accusée avait poignardé son compagnon de l’époque, Grégory, à six reprises. À la barre, les avocats de la jeune femme ont tenté d’expliquer son geste par son parcours marqué par de nombreux traumatismes : « une femme transgenre enfermée dans un corps qui ne lui appartenait pas, abusée, rejetée par sa famille et contrainte à l’exil » a justifié son avocat expliquant que son histoire traumatique l’aurait amené à surréagir dans certaines circonstances.
25 ans de prison pour meurtre
Des arguments qui n’ont pas convaincu les jurés. Au terme de cinq jours d’audience, la cour d’assises de l’Isère a suivi les réquisitions de l’avocat général, condamnant Mélissa Bouasker à 25 années de réclusion criminelle, pour meurtre et tentative de meurtre. Ses avocats ont d’ores et déjà annoncé leur intention de faire appel.