À l’occasion de la Journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe, la Ville de Grenoble franchit une nouvelle étape dans son engagement en faveur de la santé publique. Elle recevra officiellement le label de « Ville ambassadrice du don d’organes » lors d’une cérémonie organisée ce lundi 22 juin.

Le dévoilement du panneau symbolique, qui sera ensuite installé aux entrées de la ville, est prévu à midi sur le parvis du musée de Grenoble. Cette initiative vise à sensibiliser les habitants à l’importance du don d’organes et à encourager le dialogue au sein des familles.

Une journée d’information et de témoignages

De 11h à 17h, plusieurs acteurs engagés dans la promotion du don seront présents pour informer le public. L’équipe de Coordination Hospitalière des Prélèvements d’Organes et de Tissus du CHU de Grenoble, accompagnée de l’association ADOGA, tiendra un stand consacré au don d’organes et de tissus.

L’Établissement Français du Sang proposera également des informations sur le don de sang et de plasma. Des animations et ateliers seront organisés tout au long de la journée : jeux pédagogiques, projection d’un film, présentation d’une bande dessinée et échanges avec le public.

Les visiteurs pourront également découvrir une exposition de lettres anonymes rédigées par des personnes greffées ou leurs familles à destination des proches de donneurs décédés. Des familles de donneurs et de receveurs partageront leurs témoignages, offrant un éclairage concret sur les enjeux humains liés au don d’organes.

Un enjeu de santé publique majeur

Le don d’organes demeure un enjeu crucial en France. En 2025, près de 31 000 personnes étaient inscrites sur une liste d’attente pour une greffe. Seules 6 000 d’entre elles ont pu bénéficier d’une transplantation, tandis qu’environ un millier de patients sont décédés faute d’avoir reçu un organe à temps.

Si huit Français sur dix se déclarent favorables au don de leurs organes après leur décès, moins d’une personne sur deux a exprimé clairement sa volonté auprès de ses proches. Cette absence de discussion contribue à un taux de refus familial encore élevé, estimé à 36 % en 2024 selon l’Agence de la biomédecine.

Parler de sa décision à ses proches

En France, toute personne est considérée comme donneuse potentielle après son décès, sauf si elle a exprimé son refus de son vivant. Celui-ci peut être enregistré à tout moment sur le Registre national des refus géré par l’Agence de la biomédecine.

Les professionnels de santé rappellent toutefois qu’il est essentiel de faire connaître sa position à ses proches. Au moment du décès, ces derniers sont consultés pour savoir si la personne avait exprimé un refus. Lorsque cette volonté n’est pas connue, la décision devient souvent plus difficile à prendre.