Un jeune militaire de 24 ans, en poste depuis moins de deux ans à la brigade de Pont-de-Chéruy, a été mis en examen pour viol et violences avec arme sans incapacité. Il a été laissé libre sous contrôle judiciaire, avec interdiction d’exercer la gendarmerie et de paraître en Isère.
L’information était passée sous les radars. C’est Le Dauphiné Libéré qui l’a publiée dans son édition de mercredi. Les faits reprochés remontent à la nuit du 31 décembre 2025, lors d’une soirée de Nouvel An dans une petite commune du Sud-Grésivaudan. Rentré se coucher chez l’amie avec qui il avait fait la fête, le jeune gendarme aurait abusé d’elle pendant qu’elle dormait. Sa sœur est intervenue et a mis fin à l’agression.
Mais l’affaire ne s’arrête pas là : le suspect serait ensuite retourné à la salle communale où se terminait la fête. Là, le jeune gendarme aurait exhibé son arme de service et menacé un autre participant en pointant le canon sur sa tempe. L’arme était déchargée mais personne, à part lui, ne le savait.
Le suspect a été placé en garde à vue le 7 janvier. Lors de son audition, il a nié les faits, affirmant ne pas avoir imposé de relation sexuelle à la victime ni brandi son arme. Plusieurs témoins ont cependant été entendus dans le cadre de l’enquête menée par la brigade de recherche de Saint-Marcellin.
Présenté au parquet de Grenoble le 9 janvier, le militaire a été mis en examen par une juge d’instruction et fait désormais l’objet de mesures strictes : interdiction d’exercer et de se rendre en Isère, tout en restant libre sous contrôle judiciaire.