Un chasseur isérois a été condamné par la justice après avoir abattu un chat sauvage (Felis silvestris), une espèce rare et protégée en France.

Selon les éléments de l’enquête, le tireur aurait confondu l’animal avec un lynx. Les faits ont eu lieu le 5 novembre 2025, sur la commune de Saint-Bueil et ont été signalés de manière anonyme aux agents de l’Office français de la biodiversité, qui ont retrouvé la dépouille de l’animal. Les expertises réalisées ont permis de confirmer qu’il s’agissait bien d’un chat sauvage et d’établir que sa mort était due à un tir de chasse.

À la suite de cette découverte, plusieurs associations de protection de la nature – France Nature Environnement Isère, Le Pic Vert, la Ligue pour la protection des oiseaux Isère – ainsi que la Fédération départementale des chasseurs de l’Isère ont déposé plainte.

Le jugement a été rendu la semaine dernière. La personne poursuivie a été reconnue coupable. Le tribunal a prononcé une suspension du permis de chasse pour une durée de deux ans ainsi que la confiscation de l’arme utilisée.

Le chasseur a également été condamné à verser 1 000 euros de dommages et intérêts à chacune des associations de protection de l’environnement au titre du préjudice moral subi. Il devra en outre leur verser 500 euros chacune pour les frais de justice engagés dans la procédure.

En revanche, le tribunal a rejeté la demande de réparation du préjudice écologique formulée par le Pic Vert, la FNE 38 et la LPO Isère. Les trois associations ont annoncé leur intention de faire appel sur ce point, estimant que la destruction d’un spécimen appartenant à une espèce protégée doit également donner lieu à la reconnaissance d’un préjudice écologique.