Contrairement au Coronavirus très peu connu des spécialistes au moment de son apparition en 2019, l’Hantavirus qui inquiète la population depuis quelques jours est un virus étudié depuis plusieurs décennies. Des cas ont d’ailleurs été recensés en France ces dernières années. L’Isère fait partie des départements qui y sont exposés.
Longtemps concentrés dans le nord-est de la France, les cas d’hantavirus s’étendent progressivement vers le sud-est, poussant les autorités sanitaires à surveiller davantage des départements alpins comme l’Isère. Transmis principalement par le campagnol roussâtre, le virus circule via les urines et excréments de rongeurs. La contamination humaine se produit surtout lors du nettoyage de lieux fermés — granges, caves, chalets ou cabanons — où des poussières contaminées peuvent être inhalées.
En France, l’hantavirus provoque principalement une fièvre hémorragique avec syndrome rénal, une maladie rare qui entraîne une forte fièvre, une fatigue importante, des douleurs musculaires et parfois une atteinte des reins nécessitant une hospitalisation. Même si aucun foyer majeur n’a été officiellement recensé en Isère, des cas sporadiques auraient déjà été observés dans la région alpine. Les secteurs boisés du Vercors, du Trièves ou des vallées montagneuses sont considérés comme des environnements favorables à la circulation du virus.
Les personnes les plus exposées sont les agriculteurs et les forestiers mais aussi les randonneurs ou les personnes rénovant des bâtiments peu aérés. Les autorités rappellent toutefois qu’aucune transmission entre humains n’est documentée pour les souches présentes en France ce qui n’est pas le cas pour la souche sud-américaine, plus agressive, qui défraye la chronique depuis quelques jours. Pour limiter les risques, il est conseillé d’aérer longuement les locaux fermés avant nettoyage, d’éviter de balayer à sec et de porter des protections en présence de traces de rongeurs.