La mobilisation des Gilets jaunes et des lycéens a été marquée par des tensions ce samedi 17 octobre à Grenoble. Après des blocages et des affrontements avec la police, des scènes de violences et des pillages se sont multipliés en fin de journée.
La journée avait commencé par des opérations de blocage et s’est poursuivi par des manifestations contre la vie chère. Mais ce samedi 17 octobre, le retour des Gilets jaunes dans les rues de Grenoble a été marqué aussi par des tensions avec les forces de l’ordre, avant de graves débordements en fin de journée.
Des blocages dès le début de matinée
Dès 8h45, une cinquantaine de manifestants ont installé un barrage filtrant sur l’A480, à hauteur de la sortie Catane. L’opération a provoqué d’importants embouteillages dans les deux sens de circulation. Les forces de l’ordre sont intervenues vers 10 heures pour rétablir le trafic.

La mobilisation s’est ensuite déplacée vers le centre-ville, notamment dans les secteurs de la gare, du cours Jean-Jaurès et du cours Berriat. Vers 11 heures, une centaine de personnes étaient rassemblées aux abords de l’avenue Alsace-Lorraine. Des tensions ont éclaté et les policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les participants. Plusieurs commerçants ont préféré fermer leurs établissements par précaution.
Des milliers de manifestants en centre-ville
Ils étaient des milliers à défiler dans le calme mais malheureusement ce qui était redouté par les autorités s’est produit en fin de journée. Des petits groupes de casseurs très déterminés en ont profité pour attaquer des commerces et incendier des voitures.

De nombreuses boutiques situées dans les rues piétonnes ont été pillées comme le magasin Lacoste place du docteur Léon Martin ou JD Sports dans lequel des dizaines de voleurs ont vidé les stocks (vidéo ci-dessous). L’agence bancaire BNP Paribas a également été saccagée. Les casseurs ont même volé le petit train touristique de Grenoble…
Le principal rassemblement officiel était organisé à 13h30 place Victor-Hugo, à l’appel d’anciens Gilets jaunes, avec l’ambition de réunir également lycéens, étudiants et organisations syndicales. Les manifestants entendaient dénoncer la hausse du coût de la vie, les inégalités sociales et le manque de moyens accordés aux services publics et notamment à l’Education nationale.

Il faudra attendre demain ou les prochains pour tirer le bilan définitif de ce vandalisme urbain et de ses conséquences. Mais on peut déjà dire que quelques centaines de casseurs ont relégué au second plan les revendications de milliers de citoyens qui sont descendus crier leur colère ce samedi dans les rues de Grenoble.
🎥 Le pillage du magasin JD Sports
🎥 Une voiture incendiée place Vaucanson

