Dans la nuit du lundi 9 au mardi 10 mars, peu avant 2 heures du matin, une attaque à la voiture-bélier a visé un ancien restaurant de la place Saint-Bruno à Grenoble.

Selon le rapport des policiers qui sont intervenus sur place, un véhicule a été projeté en marche arrière dans la vitrine d’un restaurant situé au numéro 4 de la place, au rez-de-chaussée d’un immeuble d’habitation de quatre étages. Le véhicule avait été volé, il y a quelques jours, dans la région lyonnaise.

Le local visé correspond à l’ancien restaurant Le Phouket, établissement de cuisine chinoise et vietnamienne qui avait récemment déménagé. Après l’impact, la voiture a été incendiée, déclenchant un départ de feu.

Alertés rapidement, les sapeurs-pompiers sont intervenus pour maîtriser l’incendie, parvenant à empêcher la propagation des flammes aux logements situés dans les étages supérieurs ainsi qu’aux bâtiments voisins. Le sinistre a toutefois noirci la façade de l’immeuble et provoqué d’importantes fumées dans les parties communes et au premier étage. Par mesure de sécurité, trois habitants ont été évacués, mais aucun blessé n’est à déplorer. Selon le bureau du Procureur de la République de Grenoble, il n’a pas été nécessaire de reloger les habitants.

L’ancien gérant du restaurant avait déménagé son enseigne en décembre dernier lassé des fusillades à répétition et des incivilités qui faisaient fuir sa clientèle. Le fonds de commerce venait d’être repris par le gérant d’un bar du quartier qui prévoyait d’ouvrir une nouvelle enseigne à la fin du mois de mars.

Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de cette attaque et ses motivations sur une place emblématique du trafic de drogue à Grenoble. Ce n’est pas la première fois que des incendies volontaires visant des commerces se produit à Grenoble.

Il y a quelques jours, une boucherie située à proximité de la place Gustave Rivet a été victime d’un incendie criminel. Le 14 juillet dernier, un véhicule avait également été projeté dans la façade d’un bar du cours de la Libération à Grenoble, avant d’être incendié (photo ci-dessous). Dans cette affaire, c’est la piste d’un règlement de comptes entre dealers qui est privilégiée.

Voiture bélier cours de La Libération

Le 14 juillet dernier, le même procédé avait été utilisé pour détruire un bar situé cours de La Libération.

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