Chats, chiens, pigeons… à Grenoble, tout le monde semble avoir trouvé sa place. La capitale des Alpes décroche la première place du palmarès 2026 des villes où il fait bon vivre avec les animaux, publié par la Fondation 30 Millions d’Amis. Une reconnaissance basée sur des critères concrets, de l’accès aux espaces verts à la gestion des animaux errants.
Accessibilité, propreté, sensibilisation, engagement municipal, solidarité et gestion des chats errants : ce sont les six indicateurs retenus pour établir ce palmarès national. Cette année, la méthodologie évolue en prenant en compte d’autres animaux que les chiens, et en accordant davantage de poids à la superficie des espaces accessibles aux animaux, plutôt qu’à leur simple nombre. Dans ce contexte, Grenoble arrive en tête, devant Boulogne-Billancourt et Lille. Une progression notable pour la capitale des Alpes, qui figurait déjà régulièrement dans le haut du classement. "Les élus doivent plus que jamais tenir compte des convictions de l’opinion", souligne Reha Hutin, présidente de la Fondation 30 Millions d’Amis, alors que 58 % des Français considèrent la condition animale comme un enjeu prioritaire pour leur commune. Le prix a été remis jeudi soir à Paris à Nathalie Fontecave, éducatrice et comportementaliste à la Ville de Grenoble.
Accessibilité : un critère déterminant
L’un des éléments clés de cette première place reste l’accessibilité. Grenoble totalise 7 hectares d’espaces de liberté pour les chiens, répartis dans plusieurs parcs. Une donnée déterminante dans le nouveau mode de calcul. Autre point relevé : l’accès aux transports en commun, gratuit pour les chiens quelle que soit leur taille. Un dispositif encore peu répandu dans les grandes villes françaises.
Gestion des animaux et politiques locales
La ville se distingue également par sa gestion des animaux errants. La stérilisation des chats est mise en avant comme principale solution pour maîtriser leur population, tandis que des pigeonniers contraceptifs permettent de réguler celle des pigeons sans recourir à des méthodes létales. Des actions de solidarité sont aussi prises en compte, notamment l’accompagnement des propriétaires en situation de précarité pour les soins ou l’alimentation de leurs animaux.
Une politique structurée autour de la condition animale
Avec environ 75 000 animaux domestiques sur son territoire, Grenoble a structuré sa politique autour de la présence d’une élue dédiée à la condition animale. Sandra Krief occupe cette fonction d’adjointe depuis 2020. Une organisation désormais répandue dans la plupart des grandes villes. Au final, Grenoble obtient une moyenne de 18,9/20, soit plus de deux points d’avance sur ses poursuivants. Un résultat qui confirme une tendance de fond : la place des animaux en ville devient un enjeu de politique publique à part entière.
Après 4 années sur la 1ère marche du podium du classement L 214 "Une ville pour les animaux", la capitale des alpes peut désormais se targuer d’être une véritable "bête de concours".
La vidéo sur Grenoble de 30 Millions d’Amis ➡️