La macabre découverte avait suscité une vive émotion ce dimanche 5 octobre à Grenoble. Le corps d’une femme avait été retrouvé, partiellement dévêtu, le long d’une piste cyclable (en photo), près du square Foch, à l’angle des rues du Commandant-de-Reynières et du Général-Mangin. Alertés vers 10h30, les secours avaient constaté le décès de la victime qui présentait déjà un état de rigidité cadavérique.
Une mort naturelle confirmée par l’autopsie
L’autopsie, pratiquée le lundi 6 octobre, a permis d’écarter formellement la thèse criminelle. Selon les conclusions du médecin légiste, cette femme de nationalité nigériane âgée de 45 ans est décédée d’une rupture d’anévrisme alors qu’elle se trouvait dans ce secteur connu pour être un lieu de prostitution.
Le décès serait sruvenu pendant un rapport sexuel
Le procureur de la République de Grenoble, Étienne Manteaux, « il est probable qu’elle se livrait à la prostitution au moment de son décès » ce qui expliquerait qu’elle ait été retrouvée le pantalon baissé. Les enquêteurs n’ont relevé aucune trace de violence ni blessure sur le corps. L’heure du décès est estimée à environ douze heures avant sa découverte soir le samedi dans la soirée. Les proches de la victime, qui avaient signalé sa disparition peu avant, ont permis une identification rapide.
Une enquête maintenue pour “non-assistance à personne en péril”
Si la piste criminelle est désormais écartée, le procureur confirme que l’enquête reste ouverte « pour “non-assistance à personne en péril” dès lors qu’aucune personne n’a signalé cette situation alors qu’il est probable que cette personne soit décédée lors d’un rapport sexuel tarifé. » Des préservatifs retrouvés à proximité du corps feront l’objet d’analyses, dans l’espoir d’identifier d’éventuels témoins.