Le corps sans vie d’un homme de 71 ans a été retrouvé ce mardi matin dans son appartement situé dans la résidence pour personnes âgées Les Alpins, au 2 rue du lieutenant Chabal à Grenoble. La police s’est rendue sur place avec un médecin qui a estimé que le décès était d’origine naturelle. Il n’y a donc pas de lien direct avec la vague de chaleur que connaît l’agglomération actuellement comme certains médias ont pu le laisser entendre dans un premier temps.

La Ville de Grenoble qui gère l’établissement précise que les chambres les plus exposées de la résidence, y compris celle de cette personne, sont équipées de ventilateurs de plafond et que des rideaux thermiques y sont installés. La victime, qui était suivie pour une pathologie nécessitant des passages infirmiers quotidiens, prenait par ailleurs ses repas à la résidence dans la grande pièce climatisée où se déroulent également les animations. 

L’occasion de rappeler que les températures élevées peuvent entraîner un coup de chaleur. Le corps dépasse les 40°C ce qui devient mortel. Les mécanismes naturels comme la sueur ne suffisent plus à réguler la température. La peau chaude et sèche, la confusion mentale, l’agitation ou les convulsions sont les symptômes du coup de chaleur.

La Déshydratation sévère est également à redouter. Le corps perd énormément d’eau par la transpiration. Si on ne boit pas suffisamment, cela peut entraîner une chute de tension, de l’insuffisance rénale, des troubles de la conscience et un choc hypovolémique (le sang ne circule plus correctement). Cela peut être fatal surtout chez les personnes âgées ou malades.

La canicule la plus meurtrière en France remonte à l’été 2003. Entre le 4 et le 18 août, les autorités estiment qu’environ 15 000 personnes sont mortes dans le pays à cause de la chaleur. Les victimes étaient essentiellement des personnes âgées, souvent seules ou vivant dans des logements mal isolés. Ce drame a marqué un tournant dans la prise en compte des risques liés à la chaleur. Les établissements spécialisés portent désormais une attention particulière à ce phénomène comme le montre ce reportage réalisé il y a quelques jours à La Maison Blandine à Sassenage.