Le tribunal correctionnel de Grenoble a condamné, ce lundi 15 décembre, le conducteur de la voiture qui avait percuté la vitrine d’un restaurant asiatique du quartier de l’Aigle. L’homme de 37 ans a écopé de six mois de prison ferme avec maintien en détention, ainsi que d’une interdiction de territoire français.
Voiture 1 – Vitrine 0
Les faits remontent au jeudi 11 décembre, dans le quartier de l’Aigle à Grenoble. En soirée, une voiture a foncé à vive allure dans la vitrine du restaurant asiatique Wukong Lamian, alors qu’une vingtaine de clients se trouvaient à l’intérieur. Plusieurs personnes présentes à l’extérieur ont dû s’écarter pour éviter d’être percutées. Le conducteur, Nikoloz Aptsiauri, ressortissant géorgien de 37 ans, était seul poursuivi dans cette affaire.
Une altercation avant le passage à l’acte
Selon les éléments présentés à l’audience, le prévenu s’était rendu dans le restaurant pour demander de l’argent afin de faire le plein de carburant. Il aurait proposé de laisser sa montre et son passeport en échange de 20 euros, ce que le gérant a refusé avant de lui demander de quitter les lieux. Une altercation a ensuite éclaté à l’extérieur entre le prévenu et des membres du personnel. La scène, filmée par des témoins, montre une rixe violente impliquant plusieurs personnes. Après ces violences, le véhicule a percuté la façade du restaurant.
Le prévenu invoque un malaise, la justice retient l’intention violente
À la barre, le prévenu a affirmé à plusieurs reprises n’avoir « voulu faire de mal à personne », évoquant un malaise après la bagarre et une perte de connaissance au moment de reprendre le volant. Une version contestée par la procureure de la République, qui a estimé que l’homme avait volontairement utilisé son véhicule comme une arme. « Il a manqué de renverser un piéton et une vingtaine de clients se trouvaient à l’intérieur. On n’est pas passé loin de la catastrophe », a-t-elle souligné. Les juges ont retenu les qualifications de violences avec usage ou menace d’une arme, dégradations de biens et récidive légale.
Prison ferme et interdiction du territoire
Déjà condamné en novembre pour des violences conjugales et en situation irrégulière sur le territoire français, le prévenu a été condamné à six mois de prison ferme avec maintien en détention. Il écope également d’une interdiction de territoire français pendant cinq ans ainsi que d’une interdiction de port d’arme de même durée.