Chaque nuit ou presque des voitures sont incendiées dans les rues de l’agglomération grenobloise laissant leurs propriétaires désemparés quand ils découvrent le sinistre au petit matin. Pourquoi ces incendies ? Mystère…
Tous les matins, la direction interdépartementale de la police nationale de l’Isère envoie aux médias un communiqué de presse avec les faits majeurs de la nuit. Et tous les matins ou presque, plusieurs voitures brûlées y sont recensées.
9 véhicules détruits le 18 août
La nuit du lundi 17 au mardi 18 août a été particulièrement agitée avec l’incendie de deux premiers véhicules rue Ninon Vallin à Grenoble vers 22h45. Deux heures plus tard, à Fontaine, cinq voitures sont détruites par les flammes dans la rue d’Alpignano.
Puis vers quatre heures du matin, nouvel incendie à Fontaine d’une Citroën C5 garée sur le mail Marcel Cachin avant une dernière découverte à l’aube avenue du Général de Gaulle à Échirolles. Neuf véhicules brûlés en une seule nuit et des dizaines de milliers d’euros de préjudice pour les victimes.
Si dans un des cas de la nuit, la police a identifié la cause – un feu de poubelle qui s’est propagé au véhicule – dans la plupart des incendies, il est souvent difficile de cerner les motivations des personnes qui en sont à l’origine.
Des véhicules garés correctement sur la voie publique peuvent difficilement prendre feu tout seul. Il y a donc, à chaque fois, une intervention humaine mais les auteurs sont souvent très difficiles à retrouver. Quant à leurs motivations, elles peuvent être diverses : vengeance, escroquerie à l’assurance, intimidation ou tout simplement un acte gratuit pour le « plaisir » de détruire…

Les assurances ne couvrent pas toujours
Au final, ce sont des dizaines d’automobilistes qui sont impactés chaque semaine. Quand ils sont bien assurés, ils n’y laissent pas trop de plumes mais si le propriétaire n’a que l’assurance au tiers, c’est beaucoup plus problématique si l’on ne retrouve pas l’auteur.
L’assurance obligatoire en responsabilité civile ne couvre pas les dommages subis par la propre voiture de l’assuré. Une personne dont le véhicule a été incendié et qui n’a pas souscrit spécifiquement de garantie incendie ne sera donc pas indemnisée par son assureur.
Sauf dans le cas des voitures brûlées lors de violences urbaines où le Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d’autres infractions peut, sous certaines conditions re ressources, indemniser une personne dont le véhicule a été détruit. Mais les incendies quotidiens qui rythment les nuits grenobloises ne font pas partie de cette catégorie.


