Selon l’opérateur TomTom, un automobiliste grenoblois aura passé près de 3 jours et demi dans les bouchons au cours de l’année écoulée. La Métropole se situe au douzième rang national des villes où la circulation est la plus compliquée.
Éditeur de logiciels de navigation et spécialiste des technologies de cartographie, l’entreprise néerlandaise TomTom s’appuie sur des millions de données de trajets pour analyser la circulation automobile dans les grandes villes. Sa quinzième édition du Traffic Index confirme une tendance préoccupante : dans la majorité des métropoles françaises, le trafic s’est densifié l’an dernier. Taux de congestion (le temps supplémentaire nécessaire pour effectuer un trajet), heures perdues dans les bouchons ou encore vitesse moyenne : autant d’indicateurs passés au crible pour établir ce classement mondial qui concerne 29 agglomérations françaises. Au final, 22 voient leur situation se dégrader.
150 millions d’euros pour fluidifier le trafic, en vain ?
C’est le cas de Grenoble qui figure à la douzième place de ce classement avec une moyenne de 81 heures passées dans les bouchons l’an dernier. En 2024, la capitale des Alpes affichait“seulement”54 heures perdues et 52 en 2023. On peut s’étonner de cette hausse importante alors qu’un nouvel échangeur a été mis en service sur la Rocade Sud au niveau du Rondeau. Un investissement de plus de 150 millions d’euros sensé fluidifier le trafic mais qui n’est visiblement pas à la hauteur des attentes des automobilistes.
Lyon en tête des villes les plus embouteillées
Les Grenoblois se consoleront peut-être en voyant que c’est Lyon qui décroche la peu enviable première place. Les automobilistes y ont perdu en moyenne 121 heures dans les embouteillages en 2025. La capitale des Gaules devance largement Bordeaux, deuxième du classement, où le temps perdu s’élève à 99 heures. Montpellier, Paris et Marseille complète le Top 5.