Après la pluie qui a clairsemé les rangs de la première soirée et les orages qui ont contraint à l’annulation de la deuxième, le Cabaret Frappé pourrait à nouveau être perturbée samedi 18 juillet par des militants qui veulent s’opposer physiquement au concert du DJ Barbara Butch.
La venue de l’artiste française à Grenoble est contestée par la section locale de La France Insoumise qui lui reproche d’avoir signé, en mars, une tribune publiée dans le journal Le Point soutenant la controversée « loi Yadan ». Cette proposition vise à lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme. Plusieurs personnalités de gauche comme les anciens premiers ministres socialistes Bernard Cazeneuve et Manuel Valls, la philosophe Elisabeth Badinter ou la journaliste Anne Sinclair ont soutenu ce texte.
Mais pour Allan Brunon, le chef de file des Insoumis grenoblois, cette proposition de loi cherche surtout à « criminaliser tout soutien au peuple palestinien notamment en interdisant les critiques du régime colonial et génocidaire d’Israël. » Ce dernier a donc demandé à la maire Laurence Ruffin et aux organisateurs du festival d’annuler.
Pour la Ville de Grenoble, cette annulation n’est pas à l’ordre du jour mais Allan Brunon n’en démord pas : « Nous ne laisserons pas madame Barbara Butch se produire. Nous allons organiser un blocus militant pour empêcher physiquement la tenue du concert. » La France Insoumise est-elle capable de mobiliser suffisamment de monde pour réussir son action ? Réponse ce samedi à 22 heures dans le Jardin de Ville de Grenoble.