C’est une mesure attendue par de nombreux étudiants : depuis cette semaine, les restaurants universitaires du Crous de Grenoble proposent des repas à 1 euro pour tous, sans condition de ressources.
Jusqu’à présent, ce tarif était réservé aux étudiants boursiers ou identifiés comme étant en situation de précarité. Les autres devaient s’acquitter d’un tarif de 3,30 euros pour un repas complet. Avec cette généralisation, la distinction disparaît : tous les étudiants sont désormais logés à la même enseigne.
Une mesure sociale élargie
Cette évolution s’inscrit dans une décision nationale visant à lutter contre la précarité étudiante, un phénomène particulièrement visible depuis plusieurs années. À Grenoble, où la population étudiante est importante, la mesure pourrait concerner plusieurs dizaines de milliers de jeunes. « L’objectif est de garantir à chacun un accès à une alimentation équilibrée, quel que soit son niveau de ressources », indique le Crous, qui gère les restaurants universitaires de l’agglomération.
Un fonctionnement inchangé dans les restaurants universitaires
Concrètement, peu de changements dans les habitudes des étudiants : pour bénéficier du tarif à 1 euro, il suffit de présenter une carte étudiante valide et de régler son repas via l’application Izly. Les repas proposés restent identiques : un menu complet comprenant un plat principal, accompagné d’une entrée et/ou d’un dessert. Le dispositif est toutefois limité à un repas à 1 euro par jour et par étudiant.
Un test avant la rentrée universitaire
Le lancement début mai n’est pas anodin. Cette période, généralement plus calme dans les universités, doit permettre de tester le dispositif avant une mise en place à plus grande échelle dès la rentrée universitaire 2026 car avec cette offre, le Crous s’attend à une affluence plus importante. Sur les campus grenoblois, l’annonce a été globalement bien accueillie. Pour beaucoup d’étudiants, cette mesure représente un soulagement face à la hausse du coût de la vie.
Un enjeu de pouvoir d’achat
Au-delà de son aspect pratique, la réforme répond à un enjeu central : le pouvoir d’achat. Entre loyers élevés, dépenses alimentaires et frais de transport, de nombreux étudiants peinent à équilibrer leur budget. Avec ce tarif unique à 1 euro, les pouvoirs publics espèrent non seulement alléger ces contraintes, mais aussi encourager une alimentation plus régulière et équilibrée.