Unis dans l’opposition au conseil municipal, les élus de la liste d’Alain Carignon "Réconcilier Grenoble" ne siégeront pas ensemble à la Métropole. Encore plus étonnant, certains seront dans la majorité, d’autres dans l’opposition.

Cela fait partie des subtilités de la politique parfois difficiles à comprendre. Un temps tête de liste pour les Municipales à Grenoble, Pierre-Edouard Cardinal et l’ancienne députée macroniste Emilie Chalas ont fait le choix, pendant la campagne, de rejoindre la liste menée par Alain Carignon. Ils ont été élus à ses côtés avec onze autres colistiers et siègent donc logiquement tous ensemble dans le groupe d’opposition issu de cette liste "Réconcilier Grenoble".

Là où ça se complique, c’est qu’une rue plus loin, dans l’assemblée métropolitaine, ces deux élus centristes ont décidé de ne pas siéger avec leurs collègues grenoblois mais de rejoindre un groupe plus proche de leur famille politique d’origine. Sauf que ce groupe fait partie de la nouvelle majorité de Guillaume Lissy alors que les autres élus de la liste Carignon vont siéger, eux, dans l’opposition métropolitaine.

Une situation presque schizophrénique pour Pierre-Edouard Cardinal et Emilie Chalas (en photo) qui vont donc devoir ferrailler à la Métropole avec leurs alliés du conseil municipal (Clément Chappet, Nathalie Béranger, Thierry Aldeguer, Anouchka Michard et Jean-Luc Rizzi). Les deux élus vont également se retrouver dans une position paradoxale face à la maire de Grenoble, Laurence Ruffin (1ère vice-présidente de Guillaume Lissy), qu’ils vont combattre à la Ville mais soutenir à la Métropole. Une situation ambigüe qui ne devrait pas favoriser la clarté des débats…

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