Construite en 1967 sous un immeuble d’habitation, l’église Saint-Luc a toujours intrigué par son architecture atypique. Nichée au cœur du quartier de l’Île Verte, elle était l’un des rares exemples en France d’un lieu de culte intégré à un bâtiment résidentiel. Mais le 23 novembre prochain, la dernière messe sera célébrée. Dès le lendemain, l’église fermera définitivement ses portes aux fidèles.
Un lieu de culte singulier au cœur de l’Île Verte
Comme une trentaine d’autres sites en Isère, l’église Saint-Luc fait partie du patrimoine moderne que le diocèse a décidé de céder. La baisse de fréquentation, la diminution des dons, les coûts d’entretien et la nécessité de mises aux normes ont conduit à ce choix.
Une mobilisation locale restée sans effet
Depuis l’annonce de la vente en 2019, les fidèles du quartier se sont mobilisés. Réunions publiques, animations organisées sur place et banderoles déployées n’ont pas suffi à maintenir l’église ouverte. À partir de fin novembre, les messes dominicales seront transférées à Notre-Dame Réconciliatrice, rue Joseph-Chanrion. La communauté disposera d’un espace pour continuer à se retrouver. La fermeture coïncidera avec la fin de l’année liturgique et interviendra après la célébration du centenaire du père Francis Verstraete, figure locale de la paroisse.