Par deux ordonnances rendues le 15 septembre 2025, le juge des référés du tribunal administratif a rejeté les recours déposés par plusieurs commerçants opposés au projet. Le réaménagement de la place de Metz, contesté parde nombreux commerçants du secteur, va pouvoir se poursuivre.
Un projet de transformation urbaine
Actuellement occupée en grande partie par des voies de circulation et du stationnement, la place de Metz doit être réaménagée en une esplanade piétonne et végétalisée. Le permis d’aménager, délivré par le maire de Grenoble le 17 juin 2025 à Grenoble-Alpes Métropole, prévoit la création d’un espace central en stabilisé, la plantation de nouveaux arbres et la mise en valeur du patrimoine, notamment la colonne romaine et la basilique Saint-Joseph. Les rues adjacentes (Strasbourg, Beyle-Stendhal, Casimir Périer et Tartari) sont également concernées.
Les inquiétudes des commerçants
Plusieurs commerces installés sur ou autour de la place avaient contesté l’arrêté municipal. Ils redoutaient que la disparition des places de stationnement et la piétonnisation de la zone ne fragilisent leur activité. Ces professionnels espéraient obtenir en urgence la suspension du permis, le chantier devant débuter à l’automne.
La position du tribunal
Le juge des référés a finalement rejeté leurs requêtes. Dans ses décisions, il a estimé que les arguments avancés n’étaient pas de nature à créer un“doute sérieux”sur la légalité de l’arrêté, condition indispensable pour suspendre un acte administratif selon l’article L.521-1 du code de justice administrative.
Et maintenant ?
Avec ce rejet, le projet entre dans sa phase opérationnelle. Grenoble-Alpes Métropole prévoit un lancement du chantier fin septembre pour une durée d’environ neuf mois, jusqu’à l’été 2026. Les autorités locales mettent en avant des objectifs de désimperméabilisation, de lutte contre les îlots de chaleur et d’apaisement de la circulation.