Son équipe a perdu samedi soir son titre de championne de France mais la saison n’est pas complètement terminée pour Pierre Crinon. Le défenseur des Brûleurs de loups comparaît ce lundi 20 avril devant le tribunal de police de Grenoble pour des faits de violences.

Les faits remontent à une rencontre de Ligue Magnus face à Angers, le 30 novembre dernier, à la patinoire Polesud. Au cours d’une mêlée, le joueur grenoblois est accusé d’avoir retiré le masque du gardien angevin Matt O’Connor avant de lui porter un coup de poing au visage. Depuis cet incident, le portier canadien n’a pas repris la compétition.

Initialement, la plainte déposée par Matt O’Connor avait été classée sans suite par le procureur de la République de Grenoble, Étienne Manteaux, estimant les sanctions sportives suffisantes (7 matches de suspension).

Mais un nouvel épisode est venu relancer l’affaire cet hiver. Lors des Jeux olympiques d’hiver de Jeux olympiques de Milan-Cortina 2026, le défenseur grenoblois qui fait aussi partie des cadres de l’équipe de France a été exclu après une altercation avec un joueur canadien. Face à cette récidive, le parquet a finalement décidé de poursuivre le joueur.

Après plusieurs requalifications, Pierre Crinon est désormais jugé pour des « violences avec incapacité totale de travail inférieure ou égale à huit jours », une contravention passible d’une amende pouvant atteindre 1 500 euros. Malgré cette convocation, le joueur a de nouveau été sanctionné sportivement pour d’autres gestes dangereux. Suspendu, il n’a pas pu participer au dernier match de la finale samedi soir à Polesud.

Même si les bagarres sont fréquentes dans le hockey sur glace, elles ne finissent jamais devant un tribunal. L’affaire Crinon peut donc créer une forme de jurisprudence en la matière.

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