En hommage à la reconnaissance officielle de l’État de Palestine par la France, lundi soir, devant l’ONU, le drapeau palestinien avait été symboliquement hissé ce mardi martin sur le fronton de l’hôtel de ville de Grenoble. Une initiative immédiatement condamnée par la préfecture de l’Isère qui a estimé que ce pavoisement contrevenait « au principe de neutralité du service public » et constituait « une prise de partie dans un conflit international », une compétence qui, selon elle, revient à l’État.
La préfecture a donc appliqué à la lettre les consignes données par le ministre de l’intérieur Bruno Retailleau en déposant un recours devant le tribunal administratif de Grenoble, afin de faire retirer ce drapeau. Mais certaines personnes visiblement hostiles à cette initiative n’ont pas attendu que la justice tranche ce dilemme.
» Honte à l’individu qui a arraché le drapeau palestinien, pavoisé au lendemain de la reconnaissance par la France de l’État de Palestine » a réagi Eric Piolle quelques minutes après les faits. Le maire de Grenoble a remercié la police municipale qui a interpellé l’auteur ainsi que sa complice. La Ville a annoncé qu’elle allait déposer plainte. On n’a donc pas fini de parler du drapeau palestinien dans les prétoires grenoblois…