Grenoble : elle encourt la perpétuité pour avoir tiré sur sa meilleure amie

À partir de ce mercredi 15 octobre, la cour d’assises de l’Isère examine le cas de Laura Allami, accusée d’avoir tiré sur une amie, le 4 mai 2022 à Champagnier dans l’agglomération grenobloise. La victime, âgée de 21 ans à l’époque, avait été retrouvée au bord d’une route isolée, gravement blessée par au moins cinq balles au visage, au thorax et sur les jambes. 

Les faits, qui remontent à plus de trois ans, restent au cœur de nombreuses interrogations : comment l’arme a-t-elle été obtenue ? Quelle était la nature exacte de la relation entre les deux jeunes femmes ? Selon l’enquête, plusieurs tirs auraient été effectués à courte distance, après une séance où les deux femmes se seraient filmées en train de manipuler le pistolet.

Laura Allami, alors âgée de 24 ans et déjà condamnée pour un vol, avait été placée en détention après sa mise en examen pour tentative d’assassinat. Elle conteste toutefois la préméditation et affirme ne pas avoir eu l’intention de tuer. Elle appartient à une famille très connue de la justice. Son frère a été condamné à 7 ans de prison en 2017 pour tentative d’assassinat puis victime d’un règlement de compte place Saint-Bruno sur fond de trafic de drogue en 2021. Il est, depuis, paralysé

Pour revenir à la soeur, la relation complexe et intime entre les deux jeunes femmes est au centre des débats, les avocats évoquant à la fois une amitié-amoureuse et des tensions liées à la jalousie et au contrôle. La victime, également âgée de 24 ans aujourd’hui, souffre de séquelles physiques et psychologiques importantes. Elle est venue témoigne au procès en fauteuil roulant car elle ne peut plus se tenir debout très longtemps.

Le procès doit durer trois jours et le verdict est attendu vendredi. Si elle est reconnue coupable, Laura Allami encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

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