Après dix mois d’occupation du siège de Grenoble Alpes Métropole, les derniers occupants ont quitté les lieux cette semaine. Les 150 personnes concernées par l’accord ont obtenu une solution de relogement.

Une page se tourne au siège de Grenoble Alpes Métropole. Mardi 22 septembre, les derniers occupants ont quitté les locaux de la collectivité, mettant fin à une occupation débutée le 19 novembre 2025.

Pendant plus de dix mois, près de 150 personnes sans domicile – parmi lesquelles des familles avec enfants, des femmes enceintes et des travailleurs – ont vécu dans une grande promiscuité au sein de locaux métropolitains.

Une vingtaine de logements mobilisés

Face à cette situation exceptionnelle, la Métropole et plusieurs communes de l’agglomération ont progressivement recherché des solutions de mise à l’abri. Les 150 personnes concernées sont désormais accueillies dans une vingtaine de logements mobilisés par différents acteurs du territoire.

Les solutions d’hébergement sont réparties sur plusieurs communes de l’agglomération : Échirolles, Eybens, Gières, Grenoble, La Tronche, Meylan, Pont-de-Claix, Saint-Égrève, Saint-Martin-d’Hères ou encore Seyssinet-Pariset et Seyssins.

Une occupation à plus d’un million d’euros

Les familles avec enfants et les femmes enceintes ont été traitées en priorité. Certaines communes ne disposant pas de logements disponibles ont également participé financièrement au dispositif.

La Métropole souligne avoir mobilisé pendant dix mois des moyens allant « bien au-delà de ses compétences » et indique que l’accompagnement des personnes relogées doit désormais se poursuivre afin de leur permettre de retrouver une situation stable.

L’estimation du coût pour la collectivité de cette occupation est en cours de chiffrage avec les opérations de nettoyage à venir mais selon Laurent Thoviste, vice-président en charge des territoires et de l’aménagement, elle dépassera largement le million d’euros.

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Jusqu’à 150 personnes ont vécu dans cette salle

Pour le DAL, « une lutte victorieuse »

Du côté de Droit au logement (DAL), qui a accompagné les occupants pendant ces dix mois, la fin de l’occupation est présentée comme une victoire. L’association met en avant dix mois de mobilisation, d’interpellations des pouvoirs publics et de soutien associatif et syndical pour obtenir le relogement des occupants.

Le DAL rappelle que parmi les personnes installées au siège de la Métropole figuraient notamment des travailleurs du secteur de la restauration ou du soin ainsi que des livreurs à vélo. Certains avaient rejoint les lieux après avoir perdu leur logement.

Mardi soir, le départ des derniers habitants s’est d’ailleurs déroulé dans une ambiance festive, après une cohabitation parfois difficile dans des locaux qui n’étaient évidemment pas conçus pour héberger autant de personnes pendant une période aussi longue.

Une vingtaine de personnes sans solution

La fin de l’occupation ne règle toutefois pas toutes les situations. Au fil des mois, de nouvelles personnes sans domicile avaient rejoint le siège de la Métropole dans l’espoir d’obtenir à leur tour une solution.

Selon le collectif, une vingtaine d’entre elles, qui ne faisaient pas partie du groupe initial pris en compte dans l’accord avec la Métropole et les communes, restent aujourd’hui sans solution de logement. Le DAL prévient donc que si l’occupation du siège métropolitain est terminée, sa mobilisation, elle, se poursuit.

Après dix mois d’un bras de fer devenu aussi un symbole de la crise du logement dans l’agglomération grenobloise, l’association appelle à manifester pour célébrer sa victoire ce samedi 26 septembre à 13h30 devant le siège de la Métropole place André-Malraux à Grenoble.

🎥 Retour en vidéo sur les premiers jours d’occupation