Une rixe pour un motif futile et une fin de soirée alcoolisée qui tourne au drame. C’est le dossier sur lequel s’est penchée la justice grenobloise cette semaine.

Dans la nuit du 9 au 10 août 2024, vers 4 heures du matin, Rémi Péclet, 22 ans, quittait la discothèque Le Marquee, route de Lyon à Grenoble, en compagnie de deux amies. Sur le trottoir, le jeune homme avait imité un aboiement de chien au passage d’une voiture circulant fenêtres ouvertes. Le véhicule s’était alors arrêté et ses deux occupants, s’estimant provoqués, en étaient descendus. L’un d’eux avait porté un violent coup à la tête de Rémi Péclet à l’aide d’une bonbonne en aluminium de protoxyde d’azote. Ne semblant pas gravement touché, le jeune Grenoblois était rentré dormir dans l’appartement de l’une de ses amies avant de succomber quelques heures plus tard dans son sommeil des suites d’un hématome extradural.

Jugé devant la cour criminelle de l’Isère, Adam Kouki, 32 ans, a reconnu avoir porté le coup mortel, expliquant qu’il se trouvait sous l’emprise de l’alcool et du protoxyde d’azote au moment des faits. Sa défense a insisté sur l’absence d’intention homicide, décrivant un enchaînement « extrêmement malheureux ». À la barre, la psychiatre a rappelé que le protoxyde d’azote, consommé pour ses effets euphorisants, pouvait entraîner une désinhibition et amplifier les réactions violentes. À l’issue du procès, Adam Kouki a été condamné à neuf ans de prison. Maître Ronald Gallo, avocat de la famille de la victime, a estimé que la décision rendue était « équilibrée » et conforme à la qualification pénale retenue.

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