Ce mardi 24 février devant la MC2 à Grenoble, Alain Carignon a officiellement dévoilé la composition de sa liste municipale pour les élections de mars 2026. Fruit d’une alliance élargie entre sa propre dynamique soutenue par les Républicains et la liste de Pierre-Edouard Cardinal soutenue par certains macronistes, l’équipe entend incarner un rassemblement diversifié prêt à « tourner la page » des années écologistes.
Alain Carignon a expliqué en ouverture que la constitution de sa liste « Réconcilier Grenoble » s’est faite « très aisément en fonction des forces et des présences de chacun », en soulignant que l’alliance avec la liste de Pierre-Edouard Cardinal a permis de rassembler des forces complémentaires. Pour Alain Carignon, tous partagent « un diagnostic commun sur la ville » face aux difficultés actuelles : « la crise sécuritaire, la crise financière, la crise écologique et la crise sociale ». Présent à ses côtés, Pierre-Edouard Cardinal, désormais troisième sur la liste, a expliqué que ce rassemblement répond à une attente des Grenobloises et des Grenoblois : « multiplier les listes allait faciliter une dispersion des voix », tandis que, unis, ils pouvaient espérer « faire basculer la ville ».
Une diversité de profils
Alain Carignon a particulièrement insisté sur la diversité des profils qui composent sa liste, qu’il a définie comme « la liste de la diversité, du rassemblement des expériences, des compétences ». Dans ses mots, on retrouve des acteurs issus de la société civile autant que du monde professionnel :« il y a énormément de représentants d’unions de quartiers, de personnes militantes associatives. Il y a des cadres, il y a des commerçants, il y a des avocats, il y a des personnes engagées dans le secteur social et de la solidarité ».
Plusieurs personnalités mises en avant
Parmi les personnalités mises en avant on trouve Nathalie Béranger, présidente d’Alpexpo et conseillère régionale déléguée aux ressources humaines, placée en deuxième position; Anouchka Michard, militante engagée sur les questions de solidarité, symbolisant l’ancrage social de la liste; Olivier Curto, représentant du collectif de commerçants, engagé pour « retrouver l’attractivité commerciale » de Grenoble; Guillaume Josserand, ancien commandant de police, qui sera l’un des fers de lance de la politique de sécurité pour développer le réseau de caméras et mettre en place un PC opérationnel 24 h/24 et Thierry Aldeguer, avocat spécialisé dans les problématiques d’administration communale et de personnel, qui apporte sa connaissance des rouages institutionnels.
Deux anciens élus d’Eric Piolle figurent sur la liste
Dix anciens membres de la liste « La belle ambition » sont présents sur la liste « Réconcilier Grenoble », notamment l’ancienne députée macroniste de Grenoble Emilie Chalas qui a été suspendue par Renaissance suite à ce rapprochement avec Alain Carignon et la conseillère municipale Modem Delphine Bense qui a, elle aussi, été suspendue par son parti. Plus surprenant, on retrouve sur cette liste deux conseillers municipaux qui figuraient sur celle d’Eric Piolle en 2020 : Lionel Picollet, aujourd’hui adhérent à Place Publique et Hosni Ben Redjeb. Enfin, sur les six membres actuels du groupe d’Alain Carignon au conseil municipal, un seul n’a pas été reconduit : Cherif Boutafa, condamné cet automne à 18 mois de prison avec sursis pour avoir participé à un réseau d’exploitation de travailleurs sans papiers.
Pas d’alliance avec le Rassemblement National au deuxième tour
Lors de la présentation, la tête de liste et ses principaux porte-parole ont été explicites sur la stratégie de campagne et les perspectives électorales après le premier tour : « Il n’y aura pas de changement de liste entre celle qui a été présentée aujourd’hui et celle qui sera présentée au second tour », ont-ils affirmé ensemble, rejetant toute idée d’alliance de dernière minute avec des formations extérieures comme le Rassemblement National.




