Deux semaines après une défaite amère en Ligue 2 à Grenoble, l’AS Nancy-Lorraine retrouve le GF38 ce samedi (18h) au Stade des Alpes, cette fois en Coupe de France. Un match à forts enjeux sportifs et sécuritaires, sur fond de rancœur persistante autour de l’arbitrage.
Un précédent encore dans toutes les têtes
Le vendredi 5 décembre, lors de la 16e journée de Ligue 2, le GF38 s’était imposé 1-0 face à Nancy dans un duel tendu entre équipes de bas de tableau. Une rencontre marquée par un tournant polémique dès le retour des vestiaires. Sur une action dans la surface, Moussa Djitté s’effondre au contact du capitaine nancéien Nicolas Saint-Ruf. L’arbitre siffle un penalty, exclut le défenseur lorrain et avertit Pablo Correa, furieux sur le banc. Sans VAR en Ligue 2, la décision est définitive. Jessy Benet transforme le penalty et offre la victoire aux Grenoblois, laissant un profond sentiment d’injustice côté nancéien.
Un GF38 amoindri par les absences
Avant ce nouveau rendez-vous, Grenoble devra composer avec plusieurs forfaits majeurs. Baptiste Mouazan est indisponible pour une blessure au pied, tout comme Mamadou Diop. Le gardien titulaire est également forfait, touché par une fissure à une côte. Bobby Allain gardera donc les buts. Autre coup dur : Moussa Djitté, buteur lors du match aller, est blessé à la cuisse et manquera cette rencontre de Coupe de France. Le capitaine Gaëtan Paquiez est lui suspendu après avoir accumulé cinq cartons jaunes. Le brassard devrait revenir à Jessy Benet. Seule note positive, le possible retour de Stone Mambo en défense centrale, remis de sa douleur au mollet.
Une rencontre classée à risque
Après des matches déjà placés sous surveillance face à Nancy en championnat puis Montpellier, le Stade des Alpes s’apprête à accueillir un nouveau rendez-vous sensible. La rivalité entre supporters reste vive. Les fans de l’AS Nancy-Lorraine sont autorisés à faire le déplacement, mais dans un cadre strict : encadrement renforcé, interdiction de passage par le centre-ville et présence accrue des forces de l’ordre autour de l’enceinte grenobloise. Tous les ingrédients sont réunis pour une rencontre électrique, sur le terrain comme en tribunes.