GEMELI — acronyme de Grenoble Métabolomique et Lipidomique en Santé — repose sur trois technologies de pointe pour étudier les métabolites, ces molécules biologiques essentielles au bon fonctionnement de nos cellules. Cyrille Botté, responsable du pôle lipidomique et fluxomique de GEMELI, explique : « C’est quoi les métabolites ? Ce sont les molécules utilisées et transformées par les cellules vivantes pour maintenir leur fonctionnement, et donc, la vie. » Contrairement à une simple prise de sang, la métabolomique permet une cartographie ultra-précise de chaque individu : « Elle va te permettre de cartographier au plus près chaque individu et donc potentiellement de proposer à chaque individu les traitements qui lui sont les plus appropriés.«
Des résultats concrets : Parkinson, paludisme et maladies rares
Cette approche novatrice porte déjà ses fruits. La docteure Florence Fauvelle, spécialiste des maladies du cerveau, détaille :
« Nous avons découvert un biomarqueur des phases précoces de la maladie de Parkinson. Ce sont six métabolites présents dans le sang, qui pourraient permettre un diagnostic beaucoup plus précoce et sûr. « Autre exemple : le paludisme. Grâce à cette technologie, les chercheurs ont identifié qu’un médicament existant pourrait tuer le parasite responsable : « On a des molécules qui bloquent le phénomène, rendent le parasite obèse, le tuent et arrêtent l’infection.«
Enfin, des maladies rares peuvent d’ores et déjà être diagnostiquées grâce à GEMELI. Audrey Le Gouëllec, maîtresse de conférences à l’université Grenoble Alpes et praticienne hospitalière le confirme, « le fait d’avoir positionné cette technologie au CHU permet de trouver les biomarqueurs de demain. On l’utilise déjà pour poser des diagnostics pour des maladies rares.«
Une implantation stratégique au CHU de Grenoble
La présence directe au sein du CHU Grenoble Alpes permet un lien direct avec les patients et accélère le transfert des résultats vers la pratique clinique. Un levier essentiel pour aborder des maladies complexes comme le cancer, première cause de mortalité en France. Cyrille Botté est catégorique : « Avec ces technologies, on peut de plus en plus déduire ce qu’il faut pour chaque individu. On fait déjà des avancées à pas de géant, et ça va être exponentiel.«
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