Pensé comme un quartier favorable à la santé, Flaubert poursuit sa transformation à Grenoble. Nouveaux espaces piétons, parc agrandi, végétalisation massive : plusieurs aménagements structurants arrivent en phase de finalisation et redessinent en profondeur ce secteur en mutation.

Dans le quartier Flaubert, la transformation urbaine entre dans une phase concrète et visible. Sur ce secteur central de Grenoble, longtemps marqué par les friches industrielles et les surfaces minérales, les travaux engagés ces derniers mois modifient durablement le paysage et les usages. L’extension du parc Flaubert constitue l’un des marqueurs forts de cette évolution. Désormais étendu à 3,5 hectares, il intègre une partie de l’ancienne rue Gustave-Flaubert, transformée en cheminement piéton végétalisé. Débitumisé et repensé, cet axe s’inscrit dans une logique de continuité avec les espaces verts existants et favorise les déplacements à pied. La nouvelle rue Marceline-Desbordes-Valmore et l’espace vert Laure-Diebold viennent compléter ce réseau d’espaces publics apaisés, conçus pour relier les différents îlots du quartier.

Vues drone de la transformation de la rue Gustave Flaubert en parc Simone Weil
Photo : Auriane POILLET © Ville de Grenoble

Des espaces publics réinventés, plus de végétal, moins de bitume

Au pied des immeubles Canopée et Le Salambô, de nouveaux parcs de proximité ont été créés, renforçant l’accès aux espaces verts au plus près des logements. Autour de la Bifurk, les aménagements se diversifient avec l’installation d’une tyrolienne, d’une aire de brumisation et de toilettes sèches, pensées pour répondre aux usages quotidiens des familles et des jeunes.

La mutation de Flaubert est aussi environnementale. La part des surfaces perméables a fortement progressé, passant d’environ 7 % à près de 70 %. Cette évolution favorise l’infiltration des eaux de pluie, limite les îlots de chaleur et améliore le confort urbain. Près de 600 végétaux sont en cours de plantation, dont environ 290 jeunes arbres et plus de 600 arbustes. À terme, une canopée composée d’une soixantaine d’essences différentes structurera le quartier et apportera ombre et fraîcheur. Ces plantations s’inscrivent dans un programme global de création et d’extension d’espaces verts, représentant au total six hectares de parcs et jardins publics à l’échelle du quartier.

Un urbanisme pensé pour la santé

L’organisation des îlots vise à améliorer la circulation de l’air, à réduire les nuisances sonores et à limiter l’exposition aux fortes chaleurs. Les déplacements à pied, à vélo et en transports en commun sont encouragés par des cheminements lisibles et continus. Les bâtiments répondent à une charte de construction axée sur la qualité de l’air intérieur, la ventilation naturelle et l’utilisation de matériaux biosourcés, issus de ressources renouvelables. L’école Anne-Sylvestre illustre cette approche avec un recours important au bois, à la terre crue et à des isolants naturels, ainsi qu’un traitement spécifique de l’acoustique et du confort thermique.

place aux enfants groupe scolaire Anne Sylvestre. rue Prosper Mérimée - Grenoble.
Photo : © Jean-Sébastien Faure

Flaubert en chiffres

Le quartier Flaubert s’étend sur un périmètre de 90 hectares, soit près de 5 % du territoire grenoblois. À terme, le projet prévoit la réalisation de 1 400 logements familiaux, 9 000 m² d’activités et de bureaux, 5 000 m² d’équipements publics — dont une école et un EHPAD — et 2 000 m² de commerces. Avec 2,8 hectares d’espaces verts aménagés dans cette phase pour un budget de 2,6 millions d’euros, Flaubert s’affirme comme l’un des chantiers majeurs de transformation urbaine de la dernière décennie à Grenoble.

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