Pour sa nouvelle édition, organisée du 27 janvier au 1er février 2026, le Maudit Film Festival place la marginalité au cœur de sa programmation, en s’intéressant aux personnages rejetés, incompris ou dérangeants qui hantent le septième art. Parmi eux, le serial killer…
Fidèle à sa réputation, le Maudit Film Festival continue d’explorer les marges du cinéma et les zones d’ombre de l’âme humaine. Ce jeudi 29 janvier, c’est la figure aussi terrifiante que fascinante du serial killer qui sera le fil rouge de la soirée à partir de 19 heures au cinéma Juliet Berto à Grenoble avec deux films méconnus mais qui ne laisseront pas les spectateurs de marbre…
Le premier film, Henry : Portrait of a Serial Killer de John McNaughton est sorti en 1986. Ce film américain devenu emblématique du cinéma indépendant suit le quotidien glaçant de Henry, un tueur en série inspiré de faits réels. Porté par une interprétation marquante de Michael Rooker, le film se distingue par son réalisme brutal et son refus de toute complaisance, plongeant le spectateur dans une violence froide et ordinaire. Interdit aux moins de 16 ans, il reste aujourd’hui une œuvre de référence dans la représentation cinématographique du mal.
La projection sera suivie de Schizophrenia, réalisé par Gerald Kargl en 1983. Ce film autrichien propose une immersion suffocante dans l’esprit d’un tueur psychopathe fraîchement sorti de prison, décidé à replonger dans ses pulsions meurtrières. D’une intensité rare, le film se démarque par une mise en scène oppressante et une approche quasi documentaire du passage à l’acte, qui en fait une œuvre culte mais longtemps marginalisée. Là encore, la projection est interdite aux moins de 16 ans.
Avec cette soirée consacrée aux serial killers, le Maudit Film Festival affirme une nouvelle fois sa volonté de questionner les limites du regard, de provoquer le débat et de redonner leur place à des films radicaux, souvent mal compris à leur sortie. Une proposition exigeante, destinée à un public averti, qui s’inscrit pleinement dans l’identité singulière du festival grenoblois.