Thé vert à la menthe, saveur Spritz, sirop de sapin ou encore l’incontournable « Citronade » : depuis plus de 150 ans, Bigallet fait évoluer l’univers des boissons tout en restant fidèle à ses racines. Invité de l’émission Alpes Décideurs, Olivier Giffard, directeur général des sirops Bigallet, a partagé les clés de la longévité de cette entreprise familiale iséroise, où tradition, innovation et ancrage territorial se conjuguent au quotidien.

À Val-de-Virieu, l’histoire de Bigallet commence en 1872 sous l’impulsion de Félix Bigallet, pharmacien de formation. À ses débuts, l’entreprise produit essentiellement des liqueurs et spiritueux. Le premier sirop n’apparaît qu’en 1905 avec la création de la « Citronade », devenue l’une des références de la maison. « Quand on regarde une bouteille Bigallet aujourd’hui, il y a 150 ans d’histoire derrière », rappelle Olivier Giffard.

Des liqueurs aux sirops, une histoire de goût

Plus d’un siècle après sa création, la « Citronade » reste élaborée à partir de zestes de citrons travaillés selon des procédés de macération et de distillation. Une illustration du savoir-faire historique de l’entreprise, qui maîtrise également l’infusion et le pressage de fruits pour développer ses différentes gammes.

Innover sans renier son ADN

Si l’histoire est omniprésente, l’innovation demeure l’un des moteurs de l’entreprise. Chaque année, de nouvelles recettes voient le jour pour répondre aux attentes des consommateurs. Parmi les dernières créations figurent un sirop de thé vert à la menthe, un sirop de sapin élaboré à partir de bourgeons d’épicéa ou encore une saveur Spritz inspirée des tendances apéritives. « Il faut trouver l’idée, vérifier qu’elle correspond à nos valeurs et surtout qu’elle soit bonne », résume Olivier Giffard. Plusieurs mois de recherche et de dégustation sont souvent nécessaires avant qu’une nouveauté arrive sur le marché. Certaines recettes sont même abandonnées si elles ne répondent pas aux exigences de qualité de la maison.

Le territoire comme source d’inspiration

Bigallet accorde également une place importante aux approvisionnements régionaux. Cassis de la Drôme, myrtilles sauvages d’Ardèche ou Génépi des Hautes-Alpes participent à l’identité de nombreuses recettes. Cette proximité avec les producteurs s’inscrit dans une démarche plus globale de résilience face aux défis climatiques et économiques. « Notre objectif est de construire une entreprise robuste. Il faut être capable d’anticiper », souligne Olivier Giffard.

Grandir sans perdre son âme

Forte de plus de quarante collaborateurs et de près de deux millions de bouteilles de sirop produites chaque année, Bigallet poursuit son développement sans renoncer à ses valeurs. L’entreprise privilégie toujours les commerces de proximité, les cafés, hôtels et restaurants, avec lesquels elle entretient une relation directe grâce à son propre réseau de livraison. « Nous tenons au contact humain. Cette proximité fait partie de notre identité », insiste Olivier Giffard.

Alors que l’entreprise explore progressivement de nouveaux marchés à l’export, sa ligne directrice reste inchangée : « Nous ne cherchons pas la croissance pour la croissance. Ce qui nous importe avant tout, c’est de durer. » Une philosophie qui permet à Bigallet de traverser les générations tout en continuant d’inventer les saveurs de demain.

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