Effondrement de La Rivière : Des élus isérois dénoncent l’inaction de l’exploitant

Plus d’un an après l’effondrement de la carrière de La Rivière, qui avait entraîné la fermeture de la RD 1532 le 25 juillet 2024, la situation reste bloquée. Plusieurs élus locaux – la députée Sandrine Nosbe, le sénateur Guillaume Gontard et les conseillers départementaux écologistes – accusent l’exploitant, la société Carrière de La Rivière (groupe Eiffage et Carron), de freiner volontairement le processus de sécurisation du site.

Selon les documents récemment obtenus après intervention de la CADA, l’entreprise n’a toujours pas commandé les études géotechniques exigées par la préfecture de l’Isère dès l’été 2024. Ces études, indispensables pour évaluer les risques de nouveaux éboulements et définir les travaux de sécurisation, conditionnent la mise en service d’une nouvelle route et le retour à la normale pour les habitants et les acteurs économiques de quatorze communes du secteur*.

Malgré plusieurs arrêtés préfectoraux imposant la réalisation urgente de ces expertises, Eiffage a repoussé à plusieurs reprises leur livraison, désormais fixée au 31 décembre 2025. En attendant, la circulation reste détournée, obligeant de nombreux riverains, qui réclament la gratuité, à payer l’autoroute exploitée par… Eiffage.

Les élus dénoncent une « entrave délibérée » qui prolonge les difficultés pour les riverains, les services publics, les agriculteurs et les entreprises locales. Ils regrettent aussi l’absence de sanctions administratives contre l’exploitant et se demandent si une enquête préliminaire a été ouverte par le Parquet de Grenoble.

* Les 14 communes directement impactées : Beaulieu, Cognin-les-Gorges, Izeron, L’Albenc, La Rivière, Poliénas, Rovon, Saint- Gervais, Saint-Marcellin, Saint-Quentin-sur-Isère, Saint-Romans, Têche, Tullins, Vinay

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