Le jeune homme retrouvé mort le 3 août au matin dans le parc Bachelard, à Grenoble, avait appelé la police la veille pour dénoncer l’utilisation de son appartement comme lieu de stockage de stupéfiants. Une issue dramatique qui montre, une nouvelle fois, que les dealers ne reculent devant rien.
L’information a été révélée ce vendredi 14 août par le journal Le Parisien puis confirmée par le parquet de Grenoble. Le dimanche 2 août, un habitant d’Echirolles, déjà connu des services de police, notamment pour des faits liés aux stupéfiants, avait alerté les forces de l’ordre pour signaler que des trafiquants utilisaient son logement pour entreposer de la drogue.
Une intervention avait alors rapidement été organisée dans son appartement du quartier de la Luire (photo). Sur place, les policiers avaient découvert une importante quantité de stupéfiants. Au total, 5,5 kilos de cannabis, 300 grammes de cocaïne et des centaines de pilules avaient été saisis. Trois personnes occupants le logement avaient été interpellées. Leur procès est prévu le 9 septembre.
Un décès survenu quelques heures après la perquisition
Le lendemain matin, un corps était retrouvé par des promeneurs dans le parc des Champs-Elysée qui jouxte le Stade Bachelard à Grenoble. Les secours n’avaient pu que constater le décès qui remontait vraisemblablement à plusieurs heures. L’autopsie a confirmé qu’il s’agissait bien de cet habitant d’Échirolles.
Si aucune blessure par arme n’avait été constatée lors du premier examen, l’hypothèse criminelle avait rapidement été privilégiée. L’autopsie a ensuite révélé des « lésions évocatrices de l’intervention d’un tiers », selon le parquet de Grenoble qui mène toujours l’enquête pour déterminer les causes exactes de la mort.
Une importante quantité de cocaïne retrouvée dans son organisme
Selon les informations du Dauphiné Libéré, les analyses médico-légales auraient notamment mis en évidence une quantité massive de cocaïne dans l’organisme de la victime, alors que le jeune homme n’était pas connu pour en consommer. Des traces de pression au niveau du cou auraient également été relevées. Elles pourraient accréditer l’hypothèse selon laquelle le jeune homme aurait été contraint d’absorber de la drogue jusqu’à l’overdose.
Si le procureur de Grenoble précise dans un communiqué « qu’aucun lien n’est formellement établi entre la dénonciation effectuée par cet homme et le décès de ce dernier », la concomitance des faits laissent songeur. Alors que les autorités appellent régulièrement la population à dénoncer les trafics dont elle peut être témoin, ce qui vient de se passer va forcément faire réfléchir. Un nouveau coup porté à la lutte contre le narcotrafic dans l’agglomération grenobloise ?