De Livet-et-Gavet à "LOL : Qui rit sort"en passant par Amixem et TPMP, il n’y a eu qu’un souffle… Avec son imitation bluffante du sifflet de train qui en croise un autre, Dylan Demontis est devenu une curiosité médiatique… et bien plus encore. Invité dans l’émission Le + sur notre antenne, il revient sur ses récents passages remarqués, son parcours singulier et cette notoriété aussi inattendue que révélatrice.

Tout commence en 2022, au détour d’une petite vidéo tournée sur le village départ du Tour de France : Dylan y reproduit à la perfection le sifflet d’un train — un son si juste qu’il en devient presque irréel – au micro de l’animateur. Si celui-ci déclarait que Dylan avait "fait sa journée", cette vidéo devenue virale a fait bifurquer la voie du jeune isérois ! Derrière ce talent, une histoire improbable : quelques essais au travail, un collègue incrédule… et une révélation. En quelques semaines, la vidéo circule, amuse, intrigue. Le "sifflet du train" devient sa signature. Et Dylan, sans l’avoir vraiment cherché, entre dans la lumière.

L'imitateur du sifflet du train Dylan Demontis, au micro d'un animateur au village départ du Tour de France

Une notoriété qui s’accélère en un clic

Repéré par le grand public, Dylan enchaîne les apparitions. L’an dernier, il marque les esprits dans la vidéo "On juge 50 imitateurs" du youtubeur Amixem — 11 millions de vues à la clé ! Plus récemment, il s’invite dans un épisode de "LOL : Qui rit, sort !", où il devient la "carte joker" du duo Paul Mirabel / Alban Ivanov. Sa mission : ponctuer les séquences… au sifflet, alors que le but pour les candidats est de ne pas rire sous peine d’être éliminé du jeu. L’effet attendu est immédiat : des candidats subjugués (Kad Merad, Baptiste Lecaplain, Jonathan Lambert…), au bord de craquer, et un moment aussi absurde qu’hilarant. Une expérience "de fou", raconte-t-il, vécue avec spontanéité et… une joie forcément communicative.

Le studio de l'émission LOL qui rit sort, avec à droite, l'imitateur de sifflet de train Dylan Demontis déguisé en renne, au centre Alban Ivanov déguisé en père noël et à gauche, Paul Mirabel déguisé en lutin avec les candidats au premier plan
Capture d’écran "LOL : Qui rit sort" sur Prime Vidéo

Un talent… mais pas une étiquette

Si le public le reconnaît immédiatement pour ce son si particulier, Dylan tient à nuancer : il n’est pas "le sifflet du train", ni un buzzer. "Certains me demandent de siffler sans même me dire bonjour, comme si c’était un ordre. Mais je ne me laisse pas faire !" C’est que Dylan Demontis ne manque pas de caractère, ni de lucidité. Déficient visuel et porteur d’un trouble du spectre autistique, seuls ses yeux n’y voient pas clair. Sa notoriété, parfois lourde à porter, lui vaut quelques expériences difficiles mais l’essentiel, pour lui, ce sont les rencontres, les échanges, et ces moments où son talent fait simplement rire. "On peut voir avec le coeur !" lâche celui qui ne manque jamais de petites pour ceux qu’il apprécie, qu’il n’aurait croisés que brièvement, mais dont il se souvient de tout…

Un regard singulier sur le monde (et les gares)

Passionné par les transports, Dylan ne s’intéresse pas seulement aux trains… mais à ce qu’ils racontent. Les gares, pour lui, sont des lieux vivants, des carrefours humains où tout se croise. Ce regard, nourri par une perception différente du monde, il le partage avec simplicité. Il parle de compensation sensorielle, d’écoute fine, mais aussi d’émotions, de liens, de diversité. Et quand il ne fait pas rire un plateau télé, Dylan veille sur un petit bout de patrimoine local : le pavillon Keller, à Livet-et-Gavet, dont il est le gardien bénévole.

Invité une nouvelle fois sur le plateau de TG+, Dylan confirme ce qui fait sa force : une authenticité désarmante et attachante. Entre deux démonstrations (et quelques notes improvisées), il échange, raconte, nuance. Et nous donne même un petit cours improvisé de sifflet…

Une émission à revoir ici.

Dylan Demontis et Lucile Dailly montrent des petits dessins de chats sur le plateau de télégrenoble TG+
Généreux et surprenant, Dylan personnalise les petits cadeaux qu’il offre partout sur son passage… comme ici sur le plateau de TG+