Deux jeunes hommes, âgés de 18 et 22 ans, ont été tués dans la nuit du 6 au 7 décembre après une rixe opposant plusieurs dizaines d’habitants de deux quartiers distincts. Le Dauphiné Libéré révèle que les enquêteurs explorent l’hypothèse d’une rivalité entre bandes, tandis que le véhicule utilisé pour l’enlèvement a été retrouvé intact.
Une rixe qui dégénère en drame
Les événements se sont produits samedi vers 23 h 30 sur l’avenue du 8-Mai-1945 à Échirolles. Une bagarre a éclaté dans un fast-food entre des habitants de la Ville Neuve d’Échirolles et de la Villeneuve de Grenoble. Selon Le Dauphiné Libéré, les deux camps auraient appelé des renforts, impliquant une quarantaine de jeunes hommes. C’est au cours de cette confrontation qu’Ylies F., 22 ans, a été visé par un tireur circulant à scooter et touché par trois balles. Au même moment, Abdeljalil L., 18 ans, a été frappé puis enlevé dans le coffre d’une voiture ; son corps a été retrouvé le lendemain dénudé dans le parc La Bruyère, à Grenoble.
Rivalité entre bandes, hypothèse privilégiée
Trois personnes ont été placées en garde à vue en début de semaine, mais aucune charge n’a été retenue et elles ont été relâchées, rapporte Le Dauphiné Libéré. Les forces de police restent très présentes dans les quartiers concernés pour prévenir tout acte de vengeance. Le véhicule utilisé pour l’enlèvement d’Abdeljalil L. a été retrouvé intact et soumis à une analyse scientifique. Les enquêteurs privilégient l’hypothèse d’une rivalité entre bandes, sans que les motifs exacts ne soient connus, et excluent pour l’instant l’idée d’un règlement de comptes lié à l’économie parallèle.
Le précédent Kevin et Sofiane
Ce drame peut faire penser par certains aspects à celui qui avait causé la mort de Kevin et Sofiane, le 28 septembre 2012 dans le parc Maurice Thorez. Les deux jeunes âgés de 21 et 22 ans avaient été littéralement lynchés dans un affrontement violent entre deux groupes de La Villeneuve et d’Echirolles. Un faits divers qui avait suscité un émoi national à l’époque. Le Président de la République avait fait le déplacement pour rencontrer les familles des victimes. Calogero avait écrit la chanson « plus jamais ça ». Un texte touchant mais visiblement un peu utopique…