Le 12 juillet, Joris Laurencin, 21 ans, s’est donné la mort à Châtonnay, en Nord-Isère. Ses parents ont décidé de déposer plainte, estimant que leur fils avait été victime de propos racistes.
Dans un communiqué publié ce week-end, SOS Racisme a exprimé sa profonde émotion devant les éléments rendus publics par la famille de Joris Laurencin, qui évoque plusieurs années d’insultes et d’humiliations à caractère raciste de la part de ses connaissances. Quelques jours avant son décès, lors de la vogue de Saint-Jean-de-Bournay, le mardi 30 juin, il aurait de nouveau subi des insultes en raison de ses origines maghrébines.
Une plainte déposée par la famille
Selon les informations communiquées par la famille, Joris Laurencin aurait évoqué, dans une lettre laissée à ses proches, la souffrance liée à ce harcèlement. Ses proches ont déposé plainte et lancé un appel à témoins afin de permettre aux enquêteurs de reconstituer précisément les circonstances ayant précédé sa mort.
« Aujourd’hui, notre famille est brisée. Si vous avez vu ou entendu quelque chose ce soir-là même si cela vous semble sans importance, par respect pour sa mémoire et pour aider à faire toute la lumière sur ce qui s’est passé, nous vous demandons de parler » implore la famille sur les réseaux sociaux.

SOS Racisme indique se tenir à la disposition de la famille pour lui apporter un accompagnement juridique, humain et militant. L’association appelle également toutes les personnes ayant été témoins des faits dénoncés à transmettre toute information utile aux enquêteurs en contactant la gendarmerie de Saint-Jean-de-Bournay.
SOS Racisme dénonce un climat de banalisation du racisme
Au-delà du cas de Joris Laurencin, SOS Racisme estime que ce drame s’inscrit dans un contexte plus large de recrudescence des injures et du harcèlement racistes. L’association affirme constater, à travers ses permanences juridiques et plusieurs affaires récentes, une augmentation des actes et propos visant des personnes en raison de leur origine réelle ou supposée. Dans son communiqué, elle met en cause une banalisation du racisme dans le débat public, estimant que certains discours contribuent à libérer une parole haineuse.