Plus d’une heure d’attente ce matin devant le Centre des Finances Publiques de Grenoble avenue Rhin et Danube. Tous les ans, à quelques heures de la fin de la déclaration de revenus le même manège se répète. A minuit ce jeudi il sera trop tard, alors les retardataires se pressent.
A 9h15 alors que la chaleur commence déjà à tomber sur la ville, une bonne centaine de personnes attend dans le calme. Sous un gilet bleu estampillé "Finances Publiques", bob sur la tête pour se protéger du soleil, et prospectus d’informations en main, Julia Maizoue, répond aux questions des déclarants un peu perdus. La responsable de la communication au Centre de Grenoble, est l’un des trois agents sur le pont ce matin. Elle explique : "Cette année, nous avons voulu monter en puissance pour réduire le temps d’attente. Les personnes qui viennent sont dirigées en fonction de leurs besoins dans la bonne file "
Changement de situation, vérification du taux de prélèvements, ou encore nouvelles règles pour les propriétaires d’un logement loué en Airbnb. "La plupart ont des questions relativement simples et seront accueillies à l’extérieur du bâtiment dans un module spécialement installé sur le parvis. D’autres ont des questions qui demandent plus de temps et de recherches, et sont orientées à l’intérieur du bâtiment, vers les guichets. Enfin une file d’attente est dédiée aux personnes qui viennent pour des questions annexes qui ne concernent pas la déclaration de revenus".
Parmi la foule, principalement des personnes âgées qui rencontrent des difficultés à remplir certaines cases du formulaire ( forcément, ça dépend ça dépasse), et des résidents non-français, à l’image de Giorgiana, jeune Roumaine, installée à Grenoble depuis quelques mois et qui n’a toujours pas obtenu son numéro fiscal.
Comme un refus d’obstacle, ils sont nombreux à attendre le dernier moment alors que la déclaration de revenus est ouverte depuis début avril. Mais tous les cas sont particuliers. Tous ne sont pas atteints de phobie administrative et certains n’auront peut-être pas réussi à obtenir des informations au téléphone (le numéro gratuit 0 809 401 401) et préfèrent se déplacer. On n’osera pas à demander à cet élu de la ville de Grenoble, croisé en sortant des lieux, s’il relève de la première ou deuxième catégorie…