Crise chez Les Ecologistes : Tondelier persite et Piolle signe une lettre

La campagne des Municipales semble bien mal engagée pour les écologistes grenoblois. Il y a d’abord eu, la semaine dernière, les accusations de Lucille Lheureux reprochant à Eric Piolle de chercher à l’intimider pour qu’elle retire sa candidature dans le scrutin interne mis en place pour choisir la tête de liste. Une séquence qui a valu au maire de Grenoble un rappel à l’ordre des instances locales du parti.

Eric Piolle suspendu par son parti

Et puis cette semaine, c’est le national qui en a remis une couche, voire deux. Mardi, le conseil de discipline du parti Les Ecologistes a suspendu Eric Piolle de son rôle de porte-parole qui découlait pourtant d’un vote des militants en avril dernier. Jeudi, sur France Inter, Marine Tondelier est revenue sur cette exclusion précisant qu’Eric Piolle n’avait pas voulu s’expliquer, devant le parti, sur l’affaire des 400 euros révélée en juin 2024 par le Canard Enchaîné : « Nous aurions aimé avoir des réponses. Il ne veut pas les donner. C’est son droit mais on ne peut pas être porte-parole d’un parti et mis en cause dans des affaires car ça devient l’image du parti qui est entachée et plus juste la sienne. » La patronne des écologistes a rajouté qu’elle agissait sans animosité et sans rancœur.

L’affaire des 400 euros fait débat chez les écologistes

On ne sait pas s’il faut la croire mais en tout cas, le temps de la collaboration et des embrassades chaleureuses entre Eric Piolle et celle qui fût sa directrice de campagne pendant la primaire écologiste en 2021 est bel et bien révolu. Dans un courrier adressé dans la foulée à son parti, le maire de Grenoble estime que « c’est uniquement Marine qui a remis ces accusations dans les médias […] Sur le volet judiciaire, il n’y a pas d’éléments nouveaux depuis l’article du Canard enchaîné en date du 4 juin 2024. Je n’ai pas été entendu par la justice, n’ai été destinataire d’aucune communication de la justice, et n’ai donc à ce stade aucun statut judiciaire ».

Le ménage avant la présidentielle ?

Alors pourquoi la numéro 1 des écologistes « s’acharnerait » contre le symbole de la vague verte dans les grandes villes françaises, à seulement six mois des nouvelles municipales ? Peut-être parce qu’après les municipales vient la présidentielle. Et qu’avant une présidentielle, les appareils politiques ont coutume de faire un peu de ménage… Marine Tondelier ne cache pas ses ambitions pour 2027. Et elle est bien placée pour savoir que l’échéance intéresse aussi l’actuel maire de la capitale des Alpes. Mais en attendant, « elle jette le discrédit depuis Paris sur les municipales de Grenoble » accuse Eric Piolle.

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