Pendant 24 heures non-stop, ils vont courir. Encore. Et encore. Les 11 et 12 avril, Tullins accueille les Championnats de France de 24 heures dans un décor aussi vert que redoutable. Une évolution majeure pour les fameuses 24 heures de l’Isère, épreuve extrême, spectaculaire… et étonnamment accessible au public.
Oubliez le footing, le sprint, oubliez même le marathon. Ici, on parle d’ultra-endurance pure. Le principe est simple sur le papier : parcourir la plus grande distance possible en 24 heures. Dans les faits, c’est une autre histoire… Le circuit de 1100 mètres, installé au stade Jean Valois de Tullins, a tout pour faire tomber des records : plat, roulant, peu de virages, alternant tartan (40 %), stabilisé (40 %) et bitume (20 %). Ajoutez à ça un tracé entièrement sécurisé, éclairé toute la nuit, sans aucune circulation… et vous obtenez un terrain de jeu idéal pour les spécialistes.
Des records dans le viseur
L’édition 2025 avait déjà marqué les esprits. Les records masculin et féminin y ont été pulvérisés : 261,785 km (!!) pour Diego Filiu, et 230,520 km pour Corinne Gruffaz. Des performances XXL qui avaient ouvert les portes de l’équipe de France à plusieurs athlètes. Cette année, avec le label FFA Régional et lestatut de Championnats de France, le niveau promet d’être encore plus relevé. Objectif : aller encore plus loin.
Un coureur handisport avec les valides : une première historique pour l’inclusion
Cette édition 2026 marquera aussi un tournant symbolique. Pour la première fois, François Hochart, un athlète handisport prendra le départ aux côtés des valides lors des Championnats de France de 24 heures, avec l’accord de la Fédération Française d’Athlétisme. Une avancée forte pour l’inclusion dans le sport de haut niveau. Déjà présent l’an dernier, il avait parcouru 131 kilomètres, un défi qu’il compte bien dépasser cette année.
Un décor entre Vercors et noyeraies
Le parcours s’étend au pied des contreforts du Vercors, au cœur des noyeraies dauphinoises. Un cadre verdoyant qui tranche avec la rudesse de l’effort. De jour comme de nuit, les coureurs évolueront dans une ambiance à la fois sportive et presque contemplative… du moins pour les spectateurs. Car dans ce type d’épreuve, la vraie compétition ne se joue pas seulement entre les athlètes. Elle se joue contre la fatigue, la nuit, le mental.

Un week-end rythmé (et ouvert au public)
Au-delà de la course, c’est tout un week-end qui s’organise autour de l’événement :
- Vendredi 10 avril : retrait des dossards, conférence sur la nutrition et pasta party
- Samedi 11 avril : départ à 10h pour 24 heures de course
- Dimanche 12 avril : arrivée à 10h, remise des prix à 11h30
Pas besoin de tenir 24 heures pour en profiter. Les spectateurs peuvent venir encourager les coureurs tout au long du week-end, ou suivre l’épreuve en direct sur les réseaux sociaux et en live vidéo. Côté météo, les conditions s’annoncent plutôt favorables : du soleil, quelques nuages, et un peu de vent pour corser légèrement l’affaire. Sur place, tout est prévu : ravitaillements, espaces de repos, stands abrités… et même une buvette pour le public (frites, saucisses, café ou bière…).
🎥 Pour en savoir plus sur cette discipline, retrouvez l’organisateur Philippe Brincard et le coureur François Hochart dans notre émission Si On Parlait, pour présenter l’édition 2025